Paris Match, Jeudi 09 Avril 2026
Depuis leur rencontre, en mai dernier, Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles et Jordan Bardella ne se quittent plus. Paris Match les a surpris en Corse.
Ce matin-là, à Ajaccio, la lumière avait cette douceur qui suspend le cours du temps. Entre la Méditerranée et les reliefs silencieux, tout paraissait s’accorder dans une harmonie presque irréelle. Les Corses connaissent ce miracle : les îles Sanguinaires, ces quatre îlots mystérieux situés à l’extrémité du golfe… C’est dans ce décor, où chaque pierre semble chargée de mémoire, qu’une scène inattendue s’est offerte aux regards : Jordan Bardella et la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles marchant côte à côte.
Un tournant pour l’eurodéputé nationaliste, qui refusait encore récemment de commenter les rumeurs, faisant fi du petit emballement médiatique. «Jusqu’à nouvel ordre, ma vie privée m’appartient», balayait-il fin janvier au micro de RTL, tout en se disant «un homme heureux» lorsqu’on l’interrogeait à ce sujet. Bis repetita quelques jours plus tard dans Le Parisien, où le dauphin de Marine Le Pen insistait sur sa volonté de préserver sa vie intime, présentée comme son «dernier espace de liberté». Un espace qu’il entendait «préserver autant que possible». Se gardant de lever le voile sur cette relation, le député RN Sébastien Chenu s’était contenté de lui souhaiter «bien du bonheur» dans cette «belle histoire».
Costume de candidat

Pourquoi Jordan Bardella décide-t-il finalement de s’exposer ? La perspective de la présidentielle, pour laquelle il pourrait porter les couleurs du RN en cas d’inéligibilité confirmée de Marine Le Pen, le 7 juillet, par la cour d’appel, n’est sans doute pas étrangère à ce changement de braquet. Une manière, pour le favori des sondages de 2027, d’endosser le costume de candidat à l’Élysée, alors que l’opinion attend davantage de transparence sur la vie privée de ceux qui sollicitent leurs suffrages.
Mais aussi d’assumer sa relation avec la duchesse de Palerme et de Calabre, quitte à essuyer une nouvelle vague de commentaires pointant le risque de brouiller son image auprès des catégories populaires. Face à ces analyses, présentes depuis plusieurs mois, le RN n’avait pas tardé à contre-attaquer. Le député Alexandre Loubet avait dénoncé un «militantisme (qui) suinte le mépris social», tandis que l’eurodéputé Pierre-Romain Thionnet avait fustigé les «jets haineux et obsessionnels» de certains journalistes.

