Agence Seychelloise de Presse, Samedi 26 septembre 2026
Le président des Seychelles, Patrick Herminie, et le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, se sont entretenus jeudi à New York, lors d’une rencontre bilatérale axée sur l’action climatique, le développement durable et le financement du développement, avec une attention particulière accordée aux besoins des petits États insulaires en développement (PEID).

La rencontre s’est tenue en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU81).
Herminie a remercié Guterres pour son leadership et son soutien continu au programme en faveur des PEID, exprimant sa confiance dans la poursuite des progrès réalisés sur des questions essentielles pour les États vulnérables au cours des prochaines années.
Lors de la rencontre, Guterres a souligné l’urgence d’accélérer la transition mondiale des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables et d’accroître le soutien aux efforts d’adaptation au changement climatique, notamment en faveur des nations insulaires vulnérables.
Le secrétaire général de l’ONU a également insisté sur l’importance de la justice climatique, notamment sur l’accès équitable au financement et sur la nécessité de réformer le système financier international afin de mieux répondre aux besoins des pays en développement.
Il a salué le leadership des Seychelles dans le domaine climatique ainsi que leur engagement de longue date en faveur des PEID, réaffirmant la solidarité des Nations unies avec les pays qui sont touchés de manière disproportionnée par le changement climatique.
De son côté, Herminie a salué les progrès réalisés dans le cadre de l’initiative UN80 et réaffirmé le soutien des Seychelles à une Organisation des Nations unies plus efficace et plus réactive.
Il a déclaré que les efforts de réforme devraient renforcer la capacité de l’organisation à remplir ses mandats et à mieux servir les États membres, en particulier les PEID.
Le président a également salué les progrès récents dans l’opérationnalisation de l’Indice de vulnérabilité multidimensionnelle (MVI), le décrivant comme un mécanisme important permettant de mieux prendre en compte la vulnérabilité dans les cadres de financement du développement.
Il a appelé à une adoption plus large de cet indice par les banques multilatérales de développement, les institutions financières internationales et les partenaires au développement.
Les discussions ont également porté sur les défis croissants auxquels sont confrontées les économies vulnérables dans un environnement mondial de plus en plus complexe.
Herminie s’est inquiété du détournement des ressources vers les conflits, à un moment où des investissements accrus sont nécessaires pour lutter contre le changement climatique et faire progresser les objectifs de développement durable.
Il a réaffirmé l’engagement des Seychelles en faveur du multilatéralisme et souligné l’importance de la coopération internationale, du respect du droit international et de l’adhésion aux principes de la Charte des Nations unies pour relever les défis mondiaux.

