Agence Congolaise de Presse, Mercredi 19 Août 2026
Bruxelles, 19 août 2026 (ACP).- L’opposant congolais Martin Fayulu a préconisé un dialogue sans ‘’partage de pouvoir’’ qui devra débattre les causes profondes empêchant le développement de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une conférence de presse organisée mardi à Bruxelles.
« Les assises qui seront organisées ne doivent pas être une occasion pour le partage du pouvoir, mais plutôt pour régler les causes profondes qui freinent le décollage du pays, aussi bien sur le plan intérieur qu’extérieur», a déclaré Martin Fayulu, président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé).
Selon lui, il s’agira de réfléchir ensemble et sans tabou sur les matières relatives à l’intégrité du territoire, à l’armée nationale, aux services de sécurité et à la gouvernance pour stopper l’enrichissement illicite.
Il a suggéré les autres sujets importants à aborder, notamment la cohabitation pacifique entre les tribus de la RDC, le bannissement du « tribalisme » érigé en mode de gestion, les violations des droits humains dans toutes les formes, ainsi que l’organisation des élections afin que le scrutin de 2028 puisse être différent des précédents.
Martin Fayulu a estimé qu’au niveau des causes extérieures, les participants devront s’appesantir sur la coexistence avec les pays voisins face à la convoitise des richesses du Congo.
À son avis, ces matières devront constituer, après consensus, la trame des commissions et sous-commissions à mettre en place pour parvenir à un accord entre les parties sur le vivre ensemble et la gestion parcimonieuse de l’héritage de la RDC pour bâtir un pays plus beau qu’avant.
Le président de l’Ecidé s’est dit convaincu que l’important, aujourd’hui, est de regarder en face l’état dans lequel se trouve le pays, de réfléchir aux solutions à apporter de manière définitive aux différents problèmes et, ainsi, de définir quel Congo léguer aux générations futures.
C’est pourquoi il a préconisé la présence de toutes les parties concernées, notamment le Président Félix Tshisekedi, l’ancien Président Joseph Kabila et Corneille Nangaa, afin qu’ils puissent respectivement s’expliquer sur leur gestion du pays, leurs responsabilités politiques et leur implication dans la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
« C’est pourquoi nous disons qu’ils viennent dialoguer avec tout le monde afin que les décisions soient opposables à tous », a-t-il conclu.

