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Al-Sissi : « L’Egypte n’a aucune ambition hostile envers Israël »

Al-Sissi : « L’Egypte n’a aucune ambition hostile envers Israël »Gazeti africa 55
15 octobre 2026
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Ahram Info, Mercredi 15 Octobre 2026

Lors d’un symposium militaire au 53e anniversaire de la victoire de la guerre d’Octobre, Abdel Fattah Al-Sissi a répondu aux récentes déclarations d’un responsable israélien sur le Sinaï, avant de défendre sa politique de lutte contre le terrorisme et de préservation de l’État.

Le président, Abdel Fattah Al-Sissi, a affirmé, mercredi 14 octobre, que son pays n’avait « aucune ambition hostile envers Israël » et que le traité de paix régissait les relations bilatérales. Il s’exprimait lors du 44e symposium culturel des forces armées, organisé à l’Académie militaire égyptienne, dans la Nouvelle Capitale administrative, à l’occasion du 53e anniversaire de la victoire de la guerre d’Octobre.

« Pas d’arrière-pensées »

Le chef de l’Etat répondait aux récentes déclarations d’un responsable israélien au sujet du Sinaï. L’Egypte, a-t-il rappelé, s’est battue pour défendre sa terre et a recouvré l’intégralité de son territoire. Il s’est étonné que certains milieux israéliens nourrissent des craintes qu’il juge infondées quant à d’éventuelles visées égyptiennes, soulignant que la priorité du Caire était de préserver sa sécurité, sa stabilité et les intérêts de sa population.

« L’Egypte n’a pas d’arrière-pensées ; ses priorités sont la protection de ses frontières et de sa sécurité nationale dans un cadre de paix et de stabilité », a déclaré Al-Sissi. Les dispositions sécuritaires du traité de paix sont supervisées par la Force multinationale et d’observateurs (FMO).

Le président a par ailleurs réaffirmé le soutien de l’Egypte à la solution à deux Etats, qui reflète, selon lui, une conviction de longue date : celle d’une voie réaliste vers une paix juste et durable, permettant à un Etat palestinien et à un Etat israélien de coexister dans la dignité.

Il a également indiqué que l’Egypte s’employait à réduire l’escalade régionale, à résoudre la crise du Golfe et à garantir la stabilité des pays de cette région. « La sécurité nationale du Golfe est indissociable de celle de l’Égypte, et la sécurité nationale égyptienne est le prolongement de celle du Golfe », a-t-il affirmé.

Quatorze ans de lutte contre le terrorisme

Evoquant la lutte contre le terrorisme, Al-Sissi a assuré que « l’Egypte a mené une lutte acharnée contre le terrorisme au cours des quatorze dernières années, un combat qui a coûté à l’État plus de 120 milliards de livres égyptiennes, sans compter les sacrifices consentis et les vies perdues ». Ce combat a, selon lui, fini par assurer la sécurité et la stabilité du pays.

Le président a fait de la préservation de l’Etat une priorité absolue, face aux tentatives persistantes, a-t-il dit, d’affaiblir la conscience publique, la mémoire collective et la détermination des citoyens. Les difficultés économiques peuvent être surmontées, a-t-il avancé, mais la survie et la continuité de l’Etat priment, les pays étant confrontés à des défis tout au long de leur développement.

Il a décrit les tentatives de saper la conscience nationale et de déformer la mémoire collective comme une menace durable. « La mémoire nationale constitue la première ligne de défense d’une nation ; sa déformation affaiblit la capacité du peuple à reconnaître les faits et à distinguer le bien du mal, compromettant ainsi l’avenir et la stabilité du pays », a-t-il insisté. Il a dénoncé les efforts visant à remettre en question la victoire de la guerre d’Octobre ou à en minimiser la portée, « par le biais des médias et des technologies modernes, notamment les réseaux sociaux ».

De 1973 à 2013

Al-Sissi a établi un parallèle entre les épreuves de 1973 et celles de 2013, deux moments où l’Egypte a dû, selon lui, restaurer l’Etat et son identité. Il a rappelé que l’ancien président Anouar Al-Sadate avait lancé des réformes économiques en 1976, avec notamment une hausse du prix des produits de base, avant de faire marche arrière face aux manifestations. Il a assuré que l’Egypte poursuivait aujourd’hui un programme de réformes destiné à renforcer ses capacités et à favoriser le développement.

Revenant sur son passage à la tête des services de renseignement militaire, il a raconté avoir dit au maréchal Tantawi que le pouvoir pourrait revenir aux Frères musulmans si le peuple les élisait, car « la préservation de l’État et de ses institutions était la priorité absolue, » et « préférable à une situation exposant le pays à l’effondrement ». Il a toutefois affirmé avoir prédit à l’ambassadeur des Etats-Unis au Caire que les Frères gouverneraient, mais qu’ils ne resteraient pas longtemps au pouvoir.

Le président a conclu en reconnaissant que l’Egypte continuait de faire face à des défis, et que le gouvernement, le peuple et chacun d’entre nous devaient travailler et faire preuve de patience pour en récolter les fruits.

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