Ahram Info, Lundi 18 Mai 2026
Abdelatty a salué la mise en œuvre de la deuxième phase du programme de financement des politiques de développement, d’un montant d’un milliard de dollars tout en exprimant son souhait de lancer une troisième phase.
Le ministre des Affaires étrangères Badr Abdelatty a examiné avec Ousmane Dione, vice-président régional de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, ainsi que Ethiopis Tafara, vice-président de Société financière internationale (SFI) chargé de l’Afrique, les moyens de renforcer leur coopération, d’attirer les investissements et de soutenir le développement économique.
Selon un communiqué publié dimanche 17 mai par son ministère, Abdelatty a exprimé le souhait de l’Egypte d’élargir la coopération avec les institutions financières internationales dans les secteurs de l’électricité, du tourisme, de l’agriculture et des petites et moyennes entreprises. Au cours d’une rencontre avec les deux responsables, le chef de la diplomatie égyptienne a en outre évoqué les perspectives de coopération avec l’Agence multilatérale de garantie des investissements afin de soutenir les entreprises publiques et d’optimiser l’exploitation des actifs.
Abdelatty a insisté sur la nécessité de traduire les réformes économiques en investissements concrets favorisant le développement durable.
Au cours de la rencontre, le ministre des Affaires étrangères a souligné l’importance d’assurer le suivi des conclusions des dernières réunions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale tenues à Washington. Abdelatty a exprimé son appréciation pour « la coopération de longue date avec le groupe de la Banque mondiale », saluant le rôle de cette institution dans le soutien aux efforts de développement en Égypte, en particulier à travers le secteur privé et le processus de réforme économique.
Le ministre Abdelatty a également réaffirmé la volonté de capitaliser sur les résultats de la visite du président du groupe de la Banque mondiale au Caire en mars dernier et d’élargir les cadres de coopération dans les secteurs de la santé, de l’eau, de l’énergie, de la sécurité alimentaire et de la transformation numérique.
Abdelatty a salué la mise en œuvre de la deuxième phase du programme de financement des politiques de développement, d’un montant d’un milliard de dollars, et a exprimé son souhait de « lancer une troisième phase, tout en maximisant les bénéfices du programme de partenariat stratégique pour la période 2023-2027 ».

Dans le même contexte, le ministre a présenté l’engagement du gouvernement égyptien à poursuivre la mise en œuvre d’un programme global de réformes économiques. Abdelatty a notamment mis en avant le développement du programme de privatisations (introductions en bourse) et l’élargissement du nombre d’entreprises concernées. Abdelatty a souligné que « l’autonomisation du secteur privé constituait une priorité majeure de l’action gouvernementale, précisant que l’État œuvre à instaurer un environnement attractif pour les investissements grâce à des incitations fiscales et douanières ainsi qu’à la numérisation des services ».
De son côté, le vice-président de la Banque mondiale a salué « l’ensemble des réformes économiques et structurelles mises en œuvre par le gouvernement égyptien » ainsi que « les performances économiques du pays dans un contexte régional et international difficile ». Ousmane Dione a souligné que ces réformes avaient contribué à renforcer la stabilité financière et monétaire, à améliorer le climat des affaires et à soutenir les efforts d’inclusion économique et de protection sociale, reflétant ainsi l’engagement de l’État à poursuivre la voie des réformes globales.
« L’économie égyptienne a démontré une réelle résilience face aux répercussions des tensions régionales, grâce notamment aux réformes structurelles et à l’adoption d’un régime de change flexible », a salué le vice-président de la Banque mondiale tout en appréciant le rôle central joué par l’Égypte sur le plan régional, qui a renforcé sa position de partenaire clé dans la gestion des défis communs et la promotion du développement durable dans la région.
La SFI est une filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. La SFI travaille activement au développement des entreprises et des marchés sur l’ensemble du continent africain.

