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Mali : les rebelles touaregs disent contrôler « totalement » Kidal après un accord avec les Russes

Mali : les rebelles touaregs disent contrôler « totalement » Kidal après un accord avec les RussesGazeti africa 55
26 avril 2026
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AFP, Dimanche 26 Avril 2026

Les rebelles touaregs ont déclaré dimanche avoir conclu un « accord » permettant aux soldats russes de l’Africa Corps de se retirer de la ville de Kidal, dans le nord du Mali, qu’ils disent « désormais » contrôler « totalement ». Des tirs « sporadiques » sont également signalés à Kati, près de la capitale Bamako. Le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué dans l’attaque de samedi contre sa résidence, a confirmé sa famille.

Les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont annoncé, dimanche 26 avril, avoir conclu un « accord » permettant aux soldats russes de l’Africa Corps de se retirer de la ville de Kidal, dans le nord du Mali, qu’ils disent « désormais » contrôler « totalement ».

Les combats ont repris dimanche dans la ville de Kidal entre la rébellion touarègue appuyée par les jihadistes du Jnim, affiliés à Al-Qaïda, contre l’armée malienne soutenue par des mercenaires russes.

« Un accord a été conclu pour permettre à l’armée et à ses alliés d’Africa Corps de quitter le Camp 2, où ils étaient retranchés depuis hier » samedi, a déclaré à l’AFP un responsable des rebelles touaregs, ajoutant que Kidal est « désormais totalement » sous leur contrôle.

Les mercenaires russes de l' »Africa Corps sort(ent) du Camp 2 de Kidal sous bonne escorte de nos forces armées », a confirmé la rébellion touarègue sur Facebook. Un habitant de Kidal a déclaré dimanche à l’AFP avoir « vu un convoi militaire partir », tout en précisant ignorer « les détails de la situation. »

« Ce sont les combattants des mouvements armés qui occupent désormais les rues » de Kidal, a-t-il ajouté.

La ville de Kidal, bastion de la rébellion touarègue, avait été reprise en novembre 2023 par l’armée malienne appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d’une décennie de contrôle par des groupes rebelles.

Les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) ont revendiqué samedi une série d’attaques coordonnées avec la rébellion touarègue contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali, en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes importantes du pays sahélien, dont la ville clef de Kidal.

« Symbole fort »

« L’objectif des assaillants n’était pas de prendre et de contrôler (des) villes mais de mener des actions coordonnées pour au moins prendre Kidal qui est un symbole assez fort », a affirmé à l’AFP une source de sécurité.

Le FLA revendique en outre avoir pris le contrôle de plusieurs positions dans la région de Gao, autre ville du nord du pays.

À Kati, fief de la junte au pouvoir depuis 2020, des tirs « sporadiques et nourris par moments » ont été entendus dimanche, ont affirmé à l’AFP des habitants. Ville garnison, Kati fait partie des localités attaquées la veille par les jihadistes du Jnim et le FLA.

Mort du ministre de la Défense

Le ministre de la Défense, Sadio Camara, a été tué dans l’attaque survenue samedi contre sa résidence près de Bamako. L’assaut, revendiqué par le Jnim, aurait été mené à l’aide d’une voiture piégée. L’explosion, particulièrement violente, a entièrement réduit en ruines la résidence.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a condamné « l’extrémisme violent » après les attaques conjointes menées samedi par le Jnim et le FLA  « Le secrétaire général appelle à un soutien international coordonné pour faire face à la menace évolutive de l’extrémisme violent et du terrorisme au Sahel et pour répondre aux besoins humanitaires urgents », a déclaré l’ONU dans un communiqué.

Antonio Guterres a également appelé à « une coordination et une collaboration solides en matière de sécurité dans toute la région ».

Le Mali est en proie depuis plus d’une décennie aux conflits et aux violences jihadistes, mais depuis la prise du pouvoir en 2020 par la junte, ces attaques de la part des jihadistes et de la rébellion touarègue du FLA sont sans précédent.

Avec AFP

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