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La Libye plaide pour une intégration renforcée du renseignement régional

La Libye plaide pour une intégration renforcée du renseignement régionalGazeti africa 55
9 avril 2026
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APA, Jeudi 09 Avril 2026

La Libye appelle à un renforcement opérationnel du partage de renseignement entre pays du Sahel et de la Méditerranée, lors d’une conférence sécuritaire tenue à Tripoli.

Réunis dans la capitale libyenne à l’occasion d’une conférence des chefs du renseignement militaire, plusieurs responsables sécuritaires régionaux ont été invités à intensifier leur coopération face à des menaces transfrontalières persistantes, selon des déclarations officielles. Le Premier ministre Abdulhamid Dbeibah a insisté sur la nécessité d’une approche collective, estimant que la sécurité régionale ne peut plus être gérée de manière isolée par les États.

Prolongeant cette idée, le chef du gouvernement libyen a plaidé pour un renforcement concret de la coordination entre services de renseignement, en mettant l’accent sur la rapidité du partage d’informations. « La sécurité régionale est une responsabilité collective », a-t-il déclaré, appelant à dépasser le stade de l’analyse pour instaurer des mécanismes d’action coordonnée. Il a également souligné que l’établissement d’un climat de confiance entre agences constitue un préalable indispensable à toute coopération efficace.

Dans le même élan, le chef du renseignement militaire libyen, le général de division Mahmoud Hamza, a mis en garde contre la dégradation de la situation aux frontières méridionales du pays. Il a décrit ces zones comme des « couloirs ouverts » favorisant la circulation de menaces multiples, allant du trafic d’armes aux activités terroristes, ce qui accentue les enjeux sécuritaires à l’échelle régionale.

Poursuivant son analyse, le responsable militaire a appelé à dépasser les cadres classiques de coordination pour évoluer vers une intégration plus poussée des dispositifs de renseignement. Il a évoqué la nécessité de mettre en place un système de sécurité unifié et proactif, capable d’anticiper les risques plutôt que d’y répondre de manière fragmentée. Par ailleurs, il a réaffirmé la position de la Libye, qui refuse de devenir « un théâtre de règlements de comptes » ou un point d’appui pour des conflits extérieurs.

La conférence a réuni des représentants de plusieurs pays, notamment la Turquie, le Soudan, l’Algérie, la France et l’Italie, traduisant un intérêt partagé pour une réponse coordonnée aux défis sécuritaires communs. Ces échanges s’inscrivent dans un contexte régional marqué par la circulation accrue des flux illicites et par la nécessité de structurer des mécanismes de coopération plus opérationnels entre les États concernés.

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