Ahraminfo , Jeudi, 19 mars 2026
Lors d’une conférence de presse, le chef du Pentagone a précisé que les objectifs de la coalition visent à l’élimination totale des capacités balistiques, navales et nucléaires de Téhéran. Plus de 7 000 cibles auraient été frappées, incluant la destruction de 120 navires et des infrastructures d’enrichissement d’uranium, selon le Département de la Défense.
Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a annoncé jeudi 19 mars le lancement d’une nouvelle vague de frappes intensives contre l’Iran, affirmant que les forces américaines sont sur le point de « clore leur mission » prochainement.
Lors d’une conférence de presse, le chef du Pentagone a précisé que les objectifs de la coalition, inchangés depuis le début de l’offensive le 28 février dernier, visent à l’élimination totale des capacités balistiques, navales et nucléaires de Téhéran.
« Nous finirons cela selon nos propres termes ; l’Iran ne possédera pas l’arme nucléaire », a martelé Hegseth.
Selon le Département de la Défense, plus de 7 000 cibles auraient été frappées, incluant la destruction de 120 navires et des infrastructures d’enrichissement d’uranium.
Hegseth a ajouté que l’aviation américaine opère désormais « plus en profondeur » dans l’espace aérien iranien pour démanteler les bases industrielles de défense.
Le Washington Post avait rapporté plus tôt que le Pentagone souhaitait demander par l’intermédiaire de la Maison Blanche plus de 200 milliards de dollars au Congrès pour financer la guerre en Iran.
Envolée des cours du brut
Ces opérations militaires ont provoqué un séisme sur les marchés énergétiques. Le prix du baril de Brent a bondi de 50 %, dépassant le seuil des 112 dollars ce jeudi, suite aux frappes récentes ayant touché des installations pétrolières stratégiques.
Ce climat de chaos sécuritaire s’est intensifié depuis le 28 février, date à laquelle les frappes conjointes entre les Etats-Unis et leurs alliés ont entraîné la mort du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
En riposte, Téhéran a multiplié les attaques de drones contre des bases américaines et des infrastructures portuaires dans plusieurs pays arabes de la région.
Des calendriers divergents
Toutefois, derrière l’assurance affichée par Washington, une certaine confusion semble poindre entre les alliés sur la durée réelle du conflit.
Alors que le président Donald Trump et son secrétaire à la Défense multiplient les déclarations prédisant une fin de guerre « très prochaine », le ton est nettement plus nuancé du côté de leurs partenaires.
Le ministre israélien des Affaires étrangères avait déjà tempéré cet optimisme le 10 mars dernier, contredisant la Maison Blanche en affirmant que « la guerre ne se terminera pas cette semaine ».
Tout en saluant des « acquis majeurs », la diplomatie israélienne a indiqué vouloir discuter avec les Etats-Unis du « moment opportun » pour cesser les hostilités.
Cette divergence entre les promesses d’un dénouement imminent et la réalité d’un conflit qui s’étend à l’échelle régionale laisse planer une incertitude sur l’issue réelle de cette confrontation.

