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L’Egypte et sept pays arabes et islamiques condamnent le maintien de la fermeture de la mosquée Al-Aqsa par Israël durant Ramadan

L’Egypte et sept pays arabes et islamiques condamnent le maintien de la fermeture de la mosquée Al-Aqsa par Israël durant RamadanGazeti africa 55
12 mars 2026
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Ahraminfo , Jeudi, 12 mars 2026

Invoquant des raisons de sécurité suite à la guerre israélo-américaine contre l’Iran, Israël maintient depuis samedi 28 février la fermeture de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est occupée. Les ministres de huis pays ont appelé la communauté internationale à adopter une position ferme obligeant Israël à mettre fin à ses violations continues et à ses pratiques illégales à l’encontre des lieux saints à Jérusalem.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Egypte, la Jordanie, des Emirats arabes unis, l’Indonésie, le Pakistan, la Turquie, l’Arabie saoudite et du Qatar ont condamné le maintien par les autorités d’occupation israéliennes de la fermeture de la mosquée Al-Aqsa « Al-Haram Al-Sharif », durant le mois sacré de Ramadan.

Selon un communiqué conjoint publié mercredi 11 mars par le ministère égyptien des Affaires étrangères, « les restrictions sécuritaires imposées à la Vieille Ville de Jérusalem et à ses lieux de culte, ainsi que les restrictions discriminatoires et arbitraires imposées aux autres lieux de culte dans la Vieille Ville, constituent une violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire, ainsi que du statut historique et juridique en vigueur, et du principe de la liberté d’accès sans restriction aux lieux de culte ».

D’après le même communiqué, les ministres ont affirmé leur rejet total et leur condamnation de ces mesures illégales et injustifiées, ainsi que de la poursuite par Israël de ses pratiques provocatrices dans la mosquée Al-Aqsa et contre les fidèles.

Les chefs de la diplomatie des huit pays ont souligné qu’Israël « n’exerce aucune souveraineté sur la ville occupée de Jérusalem ni sur ses lieux saints islamiques et chrétiens ».

Les ministres ont également réaffirmé que l’ensemble de l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, d’une superficie de 144 dounams (1 dounam équivaut à 1 000 m²), constitue un lieu de culte exclusivement musulman.

A cet égard, ils ont rappelé que le département des Waqfs (biens religieux) de Jérusalem et des Affaires de la mosquée Al-Aqsa, relevant du ministère jordanien des Waqfs, des Affaires islamiques et des Lieux saints, est l’autorité légale compétente disposant de la compétence exclusive pour administrer les affaires de la mosquée Al-Aqsa « Al-Haram Al-Sharif » et en organiser l’accès.

La Jordanie est le gardien officiel des lieux saints chrétiens et musulmans de Jérusalem depuis 1924, rôle maintenu après 1948.

Les ministres ont exigé d’Israël, en sa qualité de puissance occupante, de « cesser immédiatement la fermeture des portes de la mosquée bénie Al-Aqsa, de ne pas entraver l’accès des fidèles à la mosquée et de lever les restrictions imposées à l’accès à la Vieille Ville de Jérusalem ».

Les ministres ont également appelé la communauté internationale à adopter une position ferme obligeant Israël à mettre fin à ses violations continues et à ses pratiques illégales à l’encontre des lieux saints islamiques et chrétiens à Jérusalem, ainsi qu’à ses atteintes à la sacralité de ces lieux.

Invoquant des raisons de sécurité suite à la guerre israélo-américaine contre l’Iran, Israël maintient depuis samedi 28 février la fermeture de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est occupée, empêchant les fidèles palestiniens d’accéder au troisième lieu saint de l’islam et interdisant la tenue des prières du soir et de Tarawih.

Cette fermeture a lieu au moment où l’armée d’occupation renforce ses violences en Cisjordanie. Pour la première fois depuis l’occupation de Jérusalem en 1967, les prières du Tarawih ont été interdites dans le sanctuaire. Une « escalade sans précédent », fustigent les autorités palestiniennes.

 Une attaque au « statu quo historique de Jérusalem » selon Le Caire

Le 8 mars dernier, l’Egypte a exprimé sa ferme condamnation face à la recrudescence des agressions menées par des colons israéliens contre des civils palestiniens en Cisjordanie occupée.

Dans un communiqué officiel, le ministère égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty a réaffirmé la position constante du Caire, soulignant que « l’ensemble des activités de colonisation israélienne dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est, sont illégales et contreviennent aux résolutions internationales ».

Le Caire a également dénoncé avec vigueur le maintien par les autorités d’occupation israéliennes de la fermeture de la mosquée d’Al-Aqsa. L’interdiction faite aux fidèles d’accéder au lieu saint pour plusieurs jours consécutifs est une atteinte directe au « statu quo historique et juridique de Jérusalem ».

Les forces d’occupation israéliennes ont mené dimanche 8 mars, une série d’incursions et d’arrestations dans plusieurs localités de Cisjordanie occupée, selon des sources sécuritaires et locales palestiniennes, d’après l’agence palestinienne Wafa.

Le vendredi 20 février déjà, au début de mois de Ramadan, les forces d’occupation israéliennes ont instauré des mesures de sécurité rigoureuses limitant l’accès des fidèles de Cisjordanie à la Mosquée Al-Aqsa pour la prière du premier vendredi du mois sacré de Ramadan, selon la chaine Al Qahera News.

Dès les premières heures du jour, des milliers de Palestiniens se sont dirigés vers le point de passage militaire de Qalandiya, où l’armée d’occupation, dont la présence avait été renforcée, a procédé à des contrôles d’identité systématiques.

Des restrictions d’âge ont été strictement appliquées : l’accès a été refusé aux hommes de moins de 55 ans et aux femmes de moins de 50 ans.

Des dizaines de personnes âgées ont été refoulées aux points de passage de Qalandiya et de Bethléem sous prétexte de ne pas posséder les permis requis, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.

Les autorités d’occupation ont également entravé le travail des équipes médicales et de presse, allant jusqu’à détenir quatre secouristes à Qalandiya.

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