Ahraminfo , Mardi, 10 mars 2026
Le ministre des Finances égyptien Ahmed Kouchouk annonce mardi 10 mars une augmentation « rassurante et importante » des salaires pour la semaine prochaine, lors d’une conférence de presse regroupant les membres d’un comité ministériel de gestion de crise.
« Nous annoncerons la semaine prochaine une augmentation des salaires qui sera rassurante, de qualité et marquera une différence significative pour les citoyens », a-t-il complété.
Cette revalorisation, qui « sera plus élevée que le taux d’inflation », s’appliquera aux fonctionnaires et travailleurs du secteur public et sera intégrée au nouveau budget de l’État de l’exercice fiscal 2026-2027, qui sera présenté au parlement la semaine prochaine, avec une priorité accordée aux secteurs de la santé et de l’éducation.
Mardi, la Capmas a annoncé que l’inflation sur 12 mois glissants avait reculé en Egypte en février pour atteindre 11,5 %, avant de préciser toutefois que le coût de la vie avait augmenté de 2,7% le mois écoulé par rapport à janvier, sur fond d’incertitudes liées à la situation régionale.
Face à l’urgence économique, le gouvernement a décidé de prolonger le programme de protection sociale de deux mois d’aide , ce qui porte le financement total de cette aide à 20 milliards de livres. Cette aide est octroyée à 15 millions de bénéficiaires.
Ahmed Kouchouk a précisé que plus de 13 milliards de livres ont déjà été débloqués pour financer le dernier paquet d’aides, réaffirmant l’engagement de l’État à ne pas abandonner les catégories les plus vulnérables malgré une situation qui « dépasse toutes les prévisions initiales ».
Ahmed Kouchouk a également détaillé une stratégie de rationalisation des dépenses publiques, élaborée avec le ministère du Plan.
Celle-ci prévoit le report de certains projets non urgents, de formations et d’événements officiels afin de rediriger les ressources vers les besoins essentiels de la population sans que celle-ci ne ressente de baisse de service.
Le ministre a révélé que des mesures de couverture (« hedging ») contre les risques de fluctuation des prix de l’énergie ont été activées.
Ces dispositifs visent à sécuriser les besoins financiers du dernier trimestre de l’exercice en cours ainsi que du premier semestre de l’année fiscale 2026/2027.

