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Frappes contre l’Iran : le sort du guide suprême Khamenei incertain

Frappes contre l’Iran : le sort du guide suprême Khamenei incertainGazeti africa 55
28 février 2026
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Les États-Unis et Israël ont réalisé ce samedi plusieurs frappes sur différentes cibles iraniennes, dont l’ayatollah Ali Khamenei lui-même, selon le diffuseur public israélien.

Des rapports font état de frappes au niveau de sa résidence à Téhéran, et une image satellite dévoile de nombreux dégâts sur le site.La diplomatie iranienne assure toutefois que le dirigeant serait vivant, sans afficher toutefois une grande certitude.

En pleine secousse, tous les regards se tournent vers l’homme qui incarne la République islamique. Après des semaines de poussée de fièvre, les États-Unis et Israël ont mené samedi une série de frappes contre l’Iran(nouvelle fenêtre), faisant déjà des dizaines de morts selon Téhéran, qui a riposté de son côté par des frappes de missiles dans la région(nouvelle fenêtre). Selon le diffuseur public israélien, le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, avait été visé, mais la diplomatie iranienne assure qu’il serait toujours en vie. 

Baptisée « Fureur épique », l’opération américaine vise à « éliminer des menaces imminentes » de l’Iran(nouvelle fenêtre), a affirmé le président Donald Trump. Il a menacé les « membres des Gardiens de la Révolution islamique », les « forces armées » et « toute la police » de « faire face à une mort certaine », s’ils refusent de « déposer les armes ». Mais au-delà, Washington et son allié israélien pourraient bien avoir cherché à viser directement la tête du régime. 

Plusieurs bâtiments de sa résidence de Téhéran détruits

La radio-télévision publique israélienne KAN a ainsi affirmé que l’ayatollah Ali Khamenei, chef du système théocratique iranien(nouvelle fenêtre), et le président Massoud Pezeshkian figuraient parmi les cibles visées. À l’antenne, un journaliste a également évoqué le nom d’Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême et ancien secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, tout en indiquant ne pas savoir si les objectifs de ces frappes(nouvelle fenêtre) avaient été atteints.

L’armée israélienne a, elle, seulement indiqué avoir frappé plusieurs réunions de hauts responsables iraniens à Téhéran. « Dans la première salve, nous avons visé des cibles de haut rang, des personnes impliquées dans les plans visant à détruire Israël », a déclaré une source de sécurité israélienne, citée par l’AFP. Pressé de dire si l’ayatollah Khamenei faisait partie de ces cibles, le responsable a refusé de confirmer le moindre nom.

De son côté, l’agence de presse iranienne Isna a indiqué que le quartier Pasteur, où se trouve notamment la résidence du guide suprême et la présidence, dans le centre de Téhéran, ont été pris pour cible(nouvelle fenêtre)

Dans la matinée, l’AFP a signalé que de la fumée se dégageait du site, et que des rues étaient bloquées autour de ce quartier. Le journal américain The New York Times s’est quant à lui procuré une image satellite de cette résidence, montrant plusieurs bâtiments détruits, tandis qu’un large panache de fumée s’échappait.  

Le leader mis à l’abri avant l’attaque ?

En réponse, l’Iran a assuré que son guide suprême n’avait pas été touché, tout en restant prudent. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé qu’il était vivant, « pour autant que je sache », sur la chaîne américaine NBC. Une source proche du dossier avait indiqué un peu plus tôt à Reuters(nouvelle fenêtre) qu’Ali Khamenei ne se trouvait pas à Téhéran ce samedi, et avait été mis en sécurité. Il n’avait d’ailleurs pas été vu en public depuis des jours, tandis que la tension ne cessait de grimper avec Washington(nouvelle fenêtre), a relevé la chaîne qatarie Al-Jazeera(nouvelle fenêtre)

Le président iranien Massoud Pezeshkian est lui « sain et sauf » et « n’a aucun problème », selon l’agence de presse officielle iranienne Irna. De manière générale, « presque tous les responsables sont sains et saufs », a assuré Abbas Araghchi. « Tous les hauts responsables sont en vie. Donc tout le monde est maintenant à son poste, et nous gérons la situation », a-t-il déclaré.

La situation reste sous haute tension dans la zone, avec un embrasement régional redouté. L’opération dans laquelle s’est engagée l’armée israélienne est d’une « tout autre échelle » que lors de la guerre précédente déclenchée en juin 2025 par Israël, a déclaré ces dernières heures le chef d’état-major israélien. De son côté, le chef de l’ONU Antonio Guterres a condamné « l’escalade militaire au Moyen-Orient », appelant à « l’arrêt immédiat des hostilités et à la désescalade »

Avec AFP

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