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La Russie prendra des « contre-mesures » en cas de « militarisation » du Groenland, prévient le chef de la diplomatie russe

La Russie prendra des « contre-mesures » en cas de « militarisation » du Groenland, prévient le chef de la diplomatie russeGazeti africa 55
11 février 2026
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Face aux velléités de Donald Trump, plusieurs pays européens ont déployé de petits contingents de troupes sur le territoire autonome sous autorité du Danemark depuis le début de l’année. Mais le Kremlin prévient qu’il ne laissera pas cette présence militaire se renforcer sans rien faire.

Véritable menace du Kremlin, ou nouvelle tentative de déstabilisation ? Alors que plusieurs pays européens ont déployé récemment de petits contingents de troupes au Groenland, et face aux velléités d’annexion de Donald Trump ces derniers mois, le chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov, met la pression sur l’Otan. Le ministre des Affaires étrangères russe a prévenu, mercredi 11 février, que son pays prendra des « contre-mesures », y compris de « nature militaire », si les pays occidentaux renforcent leur propre présence militaire sur le territoire autonome sous autorité du Danemark.

« Bien sûr, en cas de militarisation du Groenland, de la création là-bas de capacités militaires visant la Russie, nous prendrons des contre-mesures adéquates, y compris de nature militaro-technique », a affirmé Serguei Lavrov devant le Parlement russe. « Les Etats-Unis, le Danemark et le Groenland doivent régler la question entre eux », a-t-il encore déclaré, accusant également les autorités danoises de traiter les quelque 57 000 habitants du Groenland comme des « citoyens de seconde classe ».

Un « cadre » de négociations entre l’Otan et les Etats-Unis

Depuis son retour à la Maison Blanche il y a un an, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de prendre le contrôle du Groenland, la justifiant par des questions de sécurité face à, selon lui, la menace de la Russie et de la Chine dans la région. Il a ensuite fait marche arrière en janvier lors du forum économique de Davos, assurant s’être entendu sur un « cadre » de négociations avec le chef de l’Otan, Mark Rutte, afin de donner aux Etats-Unis une plus grande influence sur le territoire arctique.

Peu de détails concrets ont filtré sur le contenu de cet accord. Le Danemark et le Groenland ont jusqu’à présent refusé tout transfert de souveraineté, affirmant que ce territoire arctique n’était pas non plus à vendre. Début févier, l’Otan a entamé un travail de planification d’une mission qu’elle compte lancer pour renforcer la sécurité dans l’Arctique.

franceinfo avec AFP

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