Ahram Info, Mardi 06 Octobre 2026
Cette question sera au cœur de l’une des sessions du « Forum Egypte 2026 », consacré aux « Ressources en devises et gestion de la dette », indique le premier ministre.
Le Premier ministre Mostafa Madbouly a affirmé, mardi 6 octobre, que la gestion de la dette publique figurait parmi les principales priorités du gouvernement, qui entend continuer à diminuer la dette extérieure à moyen et long terme, selon un communiqué du Conseil des ministres.
Il a aussi insisté sur « la volonté d’attirer davantage d’investissements directs pour diversifier les sources de financement ».
La dette extérieure de l’Egypte s’élevait à environ 164,8 milliards de dollars fin mars 2026, selon les dernières données de la Banque centrale d’Egypte, marquant une hausse minime de 0,5% par rapport au trimestre précédent, dont 18,5% de créances à court terme.
Un débat approfondi au Forum Egypte 2026
Cette question sera au cœur de l’une des sessions du « Forum Egypte 2026 », consacré aux « Ressources en devises et gestion de la dette », indique le premier ministre.
La rencontre réunira des experts et des économistes afin d’examiner les préoccupations liées à la dette publique, à son volume et à son impact sur l’économie.
Le forum, prévu du 19 au 24 octobre dans la Nouvelle Capitale, consacrera également une session aux « Grandes lignes du programme économique égyptien jusqu’en 2030 ».
« Ce programme national de transformation économique est actuellement élaboré en coordination avec le gouvernement et la BCE», selon le premier ministre.
Diversifier les ressources en devises
Madbouly a souligné le rôle central de la politique monétaire dans la stabilité de l’économie, mettant en avant les progrès réalisés grâce à la coordination entre le gouvernement et la BCE pour stimuler l’activité économique, renforcer la participation du secteur privé et accroître les entrées de devises.
Pour rappel, l’Egypte a connu en 2026 une stabilité remarquable de sa politique monétaire, les taux d’intérêt de la banque centrale n’ayant jamais été relevés. Ils ont au contraire baissé de 1 % seulement en février, avant d’être maintenus inchangés lors de toutes les réunions suivantes.
Il a également demandé de recenser, dans les prochains jours, les principales préoccupations au sein du gouvernement concernant « les ressources en devises, la dette publique et le programme national de transformation économique ».
L’objectif est d’apporter des réponses lors du forum et d’en tirer des décisions, des plans et des programmes exécutifs destinés à améliorer les conditions de vie des citoyens.
L’après-programme avec le FMI
Parallèlement, l’Egypte aborde la dernière ligne droite de son programme de réformes avec le FMI, qui s’achèvera à la mi-décembre 2026.
Le Fonds prévoit le versement d’une dernière tranche d’environ 2,3 milliards de dollars au quatrième trimestre 2026, à l’issue de la revue finale de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la troisième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).
Le gouvernement a d’ores et déjà affirmé qu’il n’aurait pas besoin de nouveaux prêts élargis auprès de l’institution internationale à l’issue de cette échéance, préparant activement une vision économique nationale post-FMI qui sera soumise au dialogue sociétal.
La dette de l’Egypte envers le FMI était tombée à 9,3 milliards de dollars fin juin 2026, après le remboursement de plus de 16 milliards de dollars depuis le lancement du programme de réformes économiques en 2016, selon Mohamed Maait, directeur exécutif du FMI pour les pays arabes.
Le gouvernement prépare par ailleurs un programme économique national pour la période suivant la fin du programme avec le FMI. Il devrait définir les priorités économiques de l’Egypte jusqu’à 2030 et être présenté lors du « Forum Egypte 2026 ».

