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Train à grande vitesse : la première ligne égyptienne attendue en juillet 2027

Train à grande vitesse : la première ligne égyptienne attendue en juillet 2027Gazeti africa 55
1 octobre 2026
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Ahram Info, Jeudi 1er Octobre 2026

A propos du Sinaï, il a déclaré que la péninsule faisait « pleinement partie du territoire égyptien » et que l’Etat avait le droit d’y développer les infrastructures et de la relier au réseau national.

Le ministre des Transports, Kamel Al-Wazir, a annoncé que la première ligne du réseau de trains électriques à grande vitesse devrait être mise en service pour les voyageurs en juillet 2027. 

A propos du Sinaï, il a déclaré que la péninsule faisait « pleinement partie du territoire égyptien » et que l’Etat avait le droit d’y développer les infrastructures et de la relier au réseau national de transport. 
« Avons-nous attaqué qui que ce soit ? Avons-nous construit des voies ferrées sur les terres d’autrui ? C’est notre territoire et nous avons le droit de le développer », a-t-il déclaré.

Ces propos faisaient suite à des reportages dans les médias israéliens analysant les implications stratégiques du réseau ferroviaire d’environ 500 kilomètres reliant Fardan à Taba, en passant par Port-Saïd-Est, Bir al-Abd et Al-Arish.

Longue de 660 kilomètres, elle reliera Aïn Sokhna, sur la mer Rouge, à Marsa Matrouh, sur la Méditerranée. Le ministre s’exprimait mercredi 30 septembre dans l’émission « Men Maspero », diffusée sur la première chaîne égyptienne.

Une ligne pour les voyageurs comme pour les marchandises

La ligne comptera 21 stations et un centre de contrôle et de supervision. Son tracé passera notamment par Aïn Sokhna, la Nouvelle capitale, le 6-Octobre, Alexandrie et Nouvelle Alamein, desservant plusieurs villes nouvelles, zones touristiques, industrielles et logistiques.

Les trains à grande vitesse rouleront jusqu’à 250 km/h et les trains régionaux, qui desserviront les centres urbains intermédiaires, à 160 km/h. Selon le ministre, le trajet Le Caire-Marsa Matrouh durera entre deux heures et deux heures et demie, et celui entre Aïn Sokhna et Marsa Matrouh entre trois heures et trois heures et demie.

La ligne n’est pas seulement destinée aux passagers. Elle constitue un maillon essentiel du corridor logistique « Sokhna-Alexandrie », censé relier les ports aux zones industrielles, agricoles et touristiques et permettre le transport de marchandises. D’après les dernières données du ministère, le dispositif comprend 15 trains à grande vitesse, 34 trains régionaux et 14 locomotives de fret.

Un atelier principal de maintenance lourde et légère, sur environ 2,5 millions de mètres carrés, sera installé à Hadayek October, avec trois points de maintenance légère à la Nouvelle capitale administrative, à Borg El Arab et à Marsa Matrouh.

Cette première ligne s’inscrit dans un projet de réseau d’environ 2.000 kilomètres, composé de trois lignes. La deuxième reliera Al-Ayyat à Abou Simbel sur environ 1.100 kilomètres, avec 36 stations. La troisième joindra la station d’échange de Qena au port de Safaga puis à Hurghada, sur environ 175 kilomètres.

Monorail, rail classique et tarifs : les autres annonces

Le monorail de la rive ouest du Nil devrait ouvrir en avril ou mai 2027. Long de 43,8 kilomètres, il comptera 13 stations et reliera les zones d’expansion urbaine du 6-Octobre et de Cheikh Zayed aux principaux axes routiers et au réseau de transport collectif du Grand Caire. Il sera interconnecté avec la ligne 3 du métro via la station Wadi El-Nil, ainsi qu’avec la gare des trains de Haute-Egypte à Bachtil.

Les chemins de fer transportent actuellement environ 1,5 million de voyageurs par jour, contre quelque 700.000 auparavant, et le ministère vise plus de deux millions d’ici 2030. Le réseau compte environ 10.000 kilomètres de lignes, dont la modernisation se poursuit, avec la mise à niveau de la signalisation et la formation du personnel, notamment pour réduire les erreurs.

Sur le coût d’exploitation, le ministre a reconnu que certains tarifs ne couvraient pas le coût réel : un billet vendu 10 livres égyptiennes peut revenir à 20 livres à l’opérateur. Le BRT du périphérique du Caire consomme, lui, entre 18 et 19 millions de livres d’électricité par mois, facturée au tarif public habituel, sans réduction.

Ports et tunnels

Kamel Al-Wazir a affirmé que « l’Egypte ne vend pas ses ports et ne peut pas y renoncer ». Selon lui, l’Etat fait appel à des entreprises et à des investisseurs internationaux uniquement pour la gestion et l’exploitation, afin de bénéficier de leur expertise et d’améliorer l’efficacité des infrastructures portuaires.

Il a qualifié les routes et les corridors de transport d’« artères essentielles du développement » et assuré que l’expérience égyptienne en matière d’infrastructures suscitait désormais un intérêt international.Il a évoqué la construction de tunnels sous le canal de Suez, destinés à renforcer la liaison entre le Sinaï, la vallée du Nil et le Delta et à faciliter les déplacements de personnes et de marchandises.

Le plan de modernisation du réseau ferroviaire se poursuit, a-t-il conclu, conformément aux orientations présidentielles visant à améliorer la qualité du service et à accroître le nombre de voyageurs.

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