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Au Togo, des partis d’opposition à Faure Gnassingbé s’unissent pour dénoncer la Constitution de 2024

Au Togo, des partis d’opposition à Faure Gnassingbé s’unissent pour dénoncer la Constitution de 2024Gazeti africa 55
25 août 2026
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AFP, Mardi 25 Août 2026

Plusieurs partis d’opposition togolais ont annoncé mardi 25 août à Lomé la création d’un front commun contre la Constitution de 2024, accusée de permettre à Faure Gnassingbé de rester durablement au pouvoir.

Plusieurs partis d’opposition togolais ont annoncé mardi 25 août à Lomé la création d’un front commun contre la Constitution adoptée en 2024. Une unité inédite depuis les grandes manifestations de 2017 et 2018, qui avaient durement contesté le pouvoir de Faure Gnassingbé, président du Togo depuis 2005.

L’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre, l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) et plusieurs organisations de la société civile ont présenté un mémorandum proposant une « sortie de crise ».

Une Constitution toujours contestée

L’opposition et la société civile accusent la réforme constitutionnelle de permettre à Faure Gnassingbé de se maintenir indéfiniment au pouvoir. Le texte a notamment supprimé l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct et instauré un régime parlementaire. La fonction la plus puissante est désormais celle de président du Conseil, occupée par Faure Gnassingbé.

Le nouveau front s’appuie notamment sur un arrêt de la Cour de justice de la Cédéao, qui a estimé que la réforme constituait « un changement inconstitutionnel de gouvernement ».

« A travers cet arrêt, la Cour de justice de la Cedeao a posé un acte historique. C’est également un acte historique pour le Togo et pour l’Afrique », a déclaré Nathaniel Olympio, membre du front.

Pression sur le pouvoir et la communauté internationale

L’opposition entend désormais saisir « l’Union européenne, les Etats-Unis et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine », tout en mobilisant la population afin qu’elle fasse pression sur les autorités.

Cette contestation intervient après les manifestations de juin 2025 contre la nouvelle Constitution. La société civile avait fait état d’au moins sept morts, tandis que le parquet en avait recensé cinq, « par noyade ».

Le gouvernement togolais rejette les conclusions de la justice régionale. Fin juillet, il dénonçait une « tentative » de la Cour de justice de la Cédéao « d’outrepasser ses compétences », estimant qu’elle « n’a aucune compétence de contrôle de constitutionnalité du droit interne ».

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