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Migration : des ONG alertent l’UE sur les « graves violations des droits » en Tunisie

Migration : des ONG alertent l’UE sur les « graves violations des droits » en TunisieGazeti africa 55
16 juillet 2026
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AFP, Jeudi 16 Juillet 2026

Une cinquantaine d’ONG ont demandé jeudi à l’Union européenne de suspendre sa coopération avec la Tunisie en matière de contrôle migratoire en raison des « graves violations des droits humains » que subissent selon elles les exilés dans ce pays.

L’appel est lancé au jour du 3e anniversaire de l’accord conclu en juillet 2023, au terme duquel l’UE s’engageait à soutenir financièrement Tunis en échange d’un contrôle renforcé des départs de migrants vers les côtes européennes via la Méditerranée.

Il est signé par 46 organisations de défense des droits humains et d’aide humanitaire, parmi lesquelles Amnesty International, Human Rights Watch (HRW), SOS Méditerranée ou encore Sea-Watch.

Aux yeux de ces organisations, le « mémorandum d’entente » du 16 juillet 2023 entre l’UE et la Tunisie a « alimenté et normalisé » les violations des droits des migrants par les autorités tunisiennes.

« Les mesures de contrôle des frontières financées dans le cadre du mémorandum, ainsi que leur lien avec des violations documentées des droits humains, notamment lors des interceptions en mer soutenues par l’UE, soulèvent de graves préoccupations quant au risque que l’Union européenne soit complice de violations graves du droit international des réfugiés », écrivent-elles.

Par conséquent, les ONG appellent « la Commission européenne et les États membres de l’UE à suspendre immédiatement leur soutien à la Tunisie en matière de contrôle des frontières et de gestion migratoire, notamment leur soutien aux forces de sécurité tunisiennes responsables de ces violations graves ».

Les organisations signataires s’en prennent aussi à « la rhétorique raciste du président tunisien, de hauts responsables gouvernementaux et de parlementaires à l’encontre des Africains subsahariens, y compris des ressortissants tunisiens noirs ».

La Tunisie a été en 2011 avec le renversement du président Ben Ali le berceau du Printemps arabe.

Mais depuis le coup de force du président Kais Saied en juillet 2021 – par lequel il s’est octroyé les pleins pouvoirs- des ONG locales et internationales ne cessent de dénoncer la dégradation de la situation des droits humains et de l’Etat de droit.

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