N’DJAMENA, 29 mai (Xinhua) — Plus de 16.000 personnes ont été contraintes de fuir leur domicile au cours du premier trimestre 2026 dans la province du Lac, dans l’ouest du Tchad, en raison de l’insécurité persistante liée aux activités des groupes armés non étatiques, a-t-on appris vendredi auprès du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
Selon le rapport trimestriel de l’agence onusienne couvrant la période de janvier à mars 2026, cette région frontalière reste profondément marquée par des attaques ciblées contre les populations civiles, des enlèvements contre rançon, des vols de bétail et des extorsions de fonds, particulièrement dans les zones insulaires du lac Tchad.
Dans le détail, OCHA a recensé 63 incidents sécuritaires majeurs sur cette période, contre 92 au trimestre précédent. Malgré cette légère baisse du nombre d’attaques, le bilan humain demeure extrêmement lourd, avec 22 civils tués, 36 blessés et 109 personnes enlevées.
Au total, ces violences ont entraîné le déplacement forcé de 16.430 personnes, soit 3.145 ménages, qui se retrouvent aujourd’hui dans une situation de précarité humanitaire extrême, a alerté l’organisation internationale. Fin

