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France : Dominique de Villepin visé par une enquête du parquet financier concernant des statuettes reçues en cadeau lorsqu’il était au quai d’Orsay

France : Dominique de Villepin visé par une enquête du parquet financier concernant des statuettes reçues en cadeau lorsqu’il était au quai d’OrsayGazeti africa 55
21 mai 2026
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AFP, Mercredi 20 Mai 2026

L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin est visé par une enquête du parquet financier après avoir accepté deux statuettes en cadeau lorsqu’il était au quai d’Orsay, a indiqué l’institution judiciaire ce mercredi 20 mai.

« Le 19 mai 2026, le PNF a ouvert une enquête préliminaire, sur la base des éléments portés à sa connaissance, des chefs de recel de détournement de fonds publics et toutes infractions connexes », est-il indiqué dans un communiqué. « Cette enquête porte sur les conditions dans lesquelles une statuette et un buste auraient été offerts à Dominique de Villepin, alors qu’il était ministre des affaires étrangères entre les années 2002 et 2004, puis conservés par celui-ci ».

De son côté, l’entourage de l’ancien chef de gouvernement a réagi auprès de BFMTV, assurant que « le PNF n’aura aucune difficulté à faire la lumière sur cette affaire pour laquelle Dominique de Villepin se tient sereinement à sa disposition ».

« Je n’aurais pas dû les accepter »

Le lobbyiste et figure de la Françafrique, Robert Bourgi a affirmé dans l’émission « Complément d’Enquête » diffusée sur France 2 le 30 avril dernier, avoir servi d’intermédiaire pour offrir à l’ancien ministre deux statuettes de Napoléon payées par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci. Robert Bourgi a déclaré qu’elles avaient été achetées respectivement 75.000 euros et 50.000 euros, soit une valeur totale de 125.000 euros. Leur montant réel est « quatre à cinq fois inférieurs », selon l’entourage de Dominique de Villepin.

Le candidat potentiel à l’élection présidentielle, a reconnu le 10 mai dernier avoir commis « une erreur » en acceptant ces cadeaux, qu’il a récemment rendus. « C’était une erreur. Je n’aurais pas dû les accepter », a déclaré sur France Inter l’ex-Premier ministre, rappelant qu’il « n’y avait pas d’encadrement de ces situations à l’époque ».

Il a nié toute contrepartie en échange de ces statuettes. Robert Bourgi « a été écarté (des affaires; ndlr) par moi-même et par Jacques Chirac en 2004/2005. Ce qui montre bien qu’il n’y a aucune prise, aucune forme de lien qui puisse se nourrir à cette occasion », s’est-il défendu. Avant de contrattaqué en soulignant que « Monsieur Bourgi est un ami de 40 ans de Nicolas Sarkozy » et que ces « pseudos révélations interviennent à un moment où il connaît des moments difficiles dans une affaire judiciaire qui est l’affaire libyenne. Donc il est clair qu’il y a une volonté de nuire ».

« Les insinuations sans aucun fondement de Dominique de Villepin sont absolument ridicules et totalement déplacées », a réagi auprès de l’AFP l’entourage de Nicolas Sarkozy.

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