il y a 56 minutes 3 min de lecture

Pyongyang modifie sa Constitution : L’assassinat de Kim Jong-un déclenchera une frappe atomique immédiate

Pyongyang modifie sa Constitution : L’assassinat de Kim Jong-un déclenchera une frappe atomique immédiateGazeti africa 55
10 mai 2026
Partager : Fb X In

Associated Press, Dimanche 10 Mai 2026

La mort de Kim Jong Un pourrait avoir des conséquences dramatiques. Selon une récente modification de la Constitution, l’armée nord-coréenne a désormais l’obligation stricte de déclencher une riposte atomique immédiate en cas de décès du leader.

La Corée du Nord a modifié sa constitution pour y inscrire l’obligation d’une frappe nucléaire immédiate en cas d’assassinat de son dirigeant, Kim Jong-un. La révision a été adoptée le 22 mars 2026 lors de la première session de la 15e Assemblée populaire suprême à Pyongyang.

L’information a été rendue publique début mai par le Service national de renseignement sud-coréen (NIS), qui en a informé de hauts responsables gouvernementaux de Séoul dans le cadre d’un briefing officiel. Selon ce même service, la nouvelle disposition codifie les procédures de riposte en cas d’incapacitation ou de mort du chef de l’État nord-coréen. Le texte révisé stipule que « si le système de commandement et de contrôle des forces nucléaires de l’État est mis en danger par des attaques de forces hostiles, une frappe nucléaire sera lancée automatiquement et immédiatement ».

Une réponse directe à l’élimination de Khamenei

La révision constitutionnelle fait suite à la mort d’Ali Khamenei, Guide suprême de l’Iran, tué lors d’une opération militaire conjointe américano-israélienne à Téhéran plus tôt cette année. Selon The Telegraph, qui a révélé l’information le 8 mai 2026, Pyongyang aurait tiré les conclusions stratégiques de la rapidité avec laquelle l’opération a neutralisé la chaîne de commandement iranienne.

Le professeur Andreï Lankov, spécialiste des relations internationales à l’Université Kookmin de Séoul, estime que « l’Iran a été le signal d’alarme » pour le régime nord-coréen, confronté à l’efficacité des frappes de décapitation menées par Washington et Tel-Aviv.

Un arsenal nucléaire déjà constitutionnalisé depuis 2022

Cette révision prolonge un processus d’ancrage constitutionnel de la doctrine nucléaire nord-coréenne engagé depuis 2022, année où Pyongyang avait déjà consacré le statut d’État nucléaire dans sa loi fondamentale. La même session de l’Assemblée populaire suprême avait par ailleurs entériné une redéfinition territoriale excluant toute référence à la réunification avec la Corée du Sud — une première dans l’histoire constitutionnelle du pays.

Kim Jong-un a depuis réaffirmé sa volonté de renforcer les capacités nucléaires du pays, qualifiant la Corée du Sud d’État « le plus hostile ». Aucun calendrier d’application spécifique n’a été communiqué concernant les nouvelles procédures de commandement nucléaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *