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Cameroun : La haute commissaire du Canada reçue en audience par le Ministre du commerce

Cameroun : La haute commissaire du Canada reçue en audience par le Ministre du commerceGazeti africa 55
2 mai 2026
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Mincommerce, Mercredi 29 Avril 2026

Le Ministre du Commerce, 𝐋𝐮𝐜 𝐌𝐚𝐠𝐥𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐌𝐛𝐚𝐫𝐠𝐚 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚, a reçu en audience mercredi 29 avril 2026 𝐒.𝐄. 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞-𝐂𝐥𝐚𝐮𝐝𝐞 𝐇𝐚𝐫𝐯𝐞𝐲, Haute-Commissaire du Canada au Cameroun, accompagnée d’une délégation de quatre experts en charge des questions migratoires.

Au cœur des échanges : la rationalisation des flux migratoires camerounais vers le Canada et la mise en place de programmes de formation technique adaptés aux besoins des deux pays. Une rencontre qui pose les jalons d’une approche nouvelle, débarrassée des travers qui ont longtemps fragilisé ce dossier : une immigration désordonnée, décorrélée des réalités du marché du travail canadien, et des demandes de visas entachées de fraudes documentaires de plus en plus fréquentes.

La Haute-Commissaire a d’abord tenu à féliciter le Ministre du Commerce pour la parfaite organisation et le succès de la 14e Conférence Ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (CM14), que Yaoundé a abritée du 26 au 29 mars 2026, en relevant que le Ministre du Commerce du Canada a activement pris part aux travaux et a apprécié à sa juste valeur le déploiement du Cameroun à cette occasion.

𝐔𝐧 𝐟𝐥𝐮𝐱 𝐦𝐢𝐠𝐫𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞𝐫

Le constat est partagé des deux côtés de l’Atlantique. De nombreuses vagues de candidats à l’immigration arrivent au Canada sans offre d’emploi préalable, sans profil technique précis, en décalage manifeste avec les besoins réels du marché du travail canadien. À cela s’ajoute une autre réalité préoccupante, mise en lumière par 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞-𝐏𝐢𝐞𝐫 𝐂𝐨̂𝐭𝐞́, Ministre-Conseillère en charge de la Migration au Haut-Commissariat du Canada : « Les taux de refus de visas pour le Canada sont beaucoup plus élevés parce que nous découvrons de plus en plus de fraudes dans les documents qui sont présentés. »

Face à ce phénomène, le Haut-Commissariat a engagé une collaboration étroite avec plusieurs institutions étatiques camerounaises pour vérifier l’authenticité des dossiers soumis.

Ces dysfonctionnements n’occultent pas pour autant le poids considérable de la diaspora camerounaise au Canada. Comme l’a rappelé la Ministre-Conseillère, la communauté camerounaise représente aujourd’hui 50% des francophones immigrés dans ce pays d’accueil, un chiffre qui témoigne à la fois de l’attractivité du Canada et du potentiel humain que recèle le Cameroun.

Pour sortir de cette impasse, les deux parties ont convenu d’une approche résolument pragmatique : former d’abord, migrer ensuite, et seulement si nécessaire. L’idée directrice est d’ancrer la formation technique sur le territoire camerounais, dans des domaines précisément identifiés en fonction des besoins du marché du travail canadien. Le Haut-Commissariat du Canada entend ainsi proposer des formations dispensées sur place au Cameroun, tout en contribuant au renforcement des capacités dans des filières porteuses pour le développement national.

Ce projet trouve un ancrage institutionnel solide. Le Ministère du Commerce a en effet signé, en février dernier, un Mémorandum d’entente avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et l’Université de Yaoundé I, au bénéfice de l’École Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (ENSPY). C’est précisément autour de cet établissement d’excellence que le Haut-Commissariat du Canada entend articuler son dispositif de coopération technique.

𝐋𝐞 𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐞𝐫𝐯𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐞́𝐜𝐚𝐫𝐭𝐞́

Point capital, et sans doute le plus structurant de ce partenariat : il ne saurait être question de vider le Cameroun de ses compétences au profit d’une puissance étrangère, si amie soit-elle. Le dispositif envisagé repose sur un principe de subsidiarité clairement affirmé, les besoins nationaux en ressources humaines qualifiées devront être satisfaits en priorité. Ce n’est qu’une fois cette condition remplie que la perspective d’une migration pourra être envisagée, pour ceux qui le souhaitent, avec un profil technique bien défini et une destination professionnelle identifiée. Loin d’alimenter la fuite des cerveaux dont le Cameroun a tant besoin pour son émergence, ce partenariat entend au contraire valoriser le capital humain national, en le formant d’abord au service du développement du pays.

𝐋𝐮𝐜 𝐌𝐚𝐠𝐥𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐌𝐛𝐚𝐫𝐠𝐚 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚 a accueilli favorablement cette initiative, en soulignant la parfaite et cordiale amitié qui unit les deux pays. Le Ministre a rappelé que le Gouvernement camerounais, déjà engagé dans plusieurs programmes de formation de la jeunesse, serait heureux d’accueillir des formateurs de nouveaux métiers venus capaciter les Camerounais sur place. Il a au passage mis en exergue l’un des axes majeurs de la politique du Chef de l’État : un jeune, une formation. Une vision dans laquelle ce partenariat s’inscrit naturellement.

𝐂𝐞𝐥𝐜𝐨𝐦 𝐌𝐢𝐧𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐞

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