Mincommerce, Vendredi 24 Avril 2026
Le Ministre du Commerce, 𝐋𝐮𝐜 𝐌𝐚𝐠𝐥𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐌𝐛𝐚𝐫𝐠𝐚 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚, a reçu en audience, le vendredi 24 avril 2026, une délégation d’hommes d’affaires brésiliens évoluant dans des secteurs prioritaires, en présence du Ministre Conseiller à l’Ambassade du Cameroun au Brésil, 𝐒.𝐄 𝐏𝐚𝐮𝐥𝐢𝐧 𝐌𝐚𝐫𝐭𝐢𝐚𝐥 𝐓𝐜𝐡𝐞𝐧𝐳𝐞𝐭𝐭𝐞.
La rencontre avait pour objet principal de présenter au Ministre du Commerce les groupes Trilhas et Adilson, deux entités brésiliennes qui entendent désormais prendre pied sur le marché camerounais.
Prenant la parole, le Ministre 𝐌𝐛𝐚𝐫𝐠𝐚 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚 a tenu à replacer cette visite dans une perspective stratégique plus large. Il a félicité les opérateurs brésiliens d’avoir porté leur choix sur le Cameroun, qu’il a qualifié de « terre d’accueil, terre d’attractivité, terre d’opportunités ». Mais au-delà de l’accueil, c’est une vision claire de l’industrialisation qui transparaît dans ses propos.

« Le Cameroun ne veut plus se limiter au simple échange des biens ou des services. Le Cameroun veut développer sa capacité locale à accroître ses productions. Être capable de produire massivement au Cameroun plutôt que d’importer ce que le Brésil produit », a-t-il affirmé, posant ainsi les jalons d’un partenariat orienté vers la transformation locale.
Le Ministre a également insisté sur les atouts structurels du pays. Stabilité institutionnelle, liberté d’entreprendre, loi sur les incitations à l’investissement jugée « extrêmement favorable » aux entreprises qui s’y installent, jeunesse de la population, richesse du sol et du sous-sol, diversité des paysages : le tableau qu’il brosse est celui d’une économie solide et accueillante. Il a par ailleurs rappelé que le Cameroun représente près de 50 % du PIB de l’Afrique centrale, ce qui en fait une porte d’entrée incontournable pour tout investisseur visant le continent. « Quand vous investissez au Cameroun, cela signifie que vous avez investi dans toute l’Afrique centrale. Et si vous produisez au Cameroun, vous pourrez vendre dans toute l’Afrique », a-t-il déclaré.
L’argumentaire du Ministre du Commerce ne s’est pas arrêté aux frontières du continent. Évoquant la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), forte de 1,3 milliard de consommateurs, il a également mis en avant les Accords de Partenariat Économique conclus avec l’Union Européenne et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne. Ces accords, a-t-il précisé, confèrent aux produits camerounais un accès en franchise de droits de douane sur ces marchés représentant environ 500 millions de personnes supplémentaires. Des débouchés que le Cameroun considère, à ce titre, comme une extension naturelle de son marché intérieur.
𝐂𝐞𝐥𝐜𝐨𝐦 𝐌𝐢𝐧𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐞

