APA, Mardi 21 Avril 2026
Le procureur spécial béninois Mario Metonou a annoncé l’engagement d’une procédure d’extradition visant Kémi Séba, au moment où l’activiste comparaissait lundi devant la justice sud-africaine dans une affaire distincte.
Le procureur spécial béninois près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), Mario Metonou, a annoncé lundi l’engagement d’une procédure visant l’extradition de Kémi Séba, au moment où ce dernier a comparu le même jour devant la justice sud-africaine.

Dans une déclaration à la presse, le magistrat béninois a indiqué que l’activiste, arrêté le 13 avril 2026 à Prétoria, fait l’objet de deux mandats d’arrêt délivrés par la CRIET, l’un pour blanchiment de capitaux (juin 2025), l’autre pour apologie du crime, incitation à la haine et à la violence (décembre 2025).
Selon Mario Metonou, une demande d’arrestation provisoire a été transmise aux autorités judiciaires sud-africaines afin d’obtenir son placement en détention dans l’attente d’une demande formelle d’extradition vers le Bénin, actuellement en cours de préparation.
Le même jour, Kémi Séba a comparu devant le tribunal régional de Prétoria, dans le cadre d’une procédure engagée par les autorités sud-africaines. Arrêté avec son fils et un ressortissant sud-africain, il est poursuivi avec quatre autres personnes dans une affaire liée notamment à des vérifications sur leur statut migratoire.
Les autorités policières sud-africaines ont indiqué que plusieurs téléphones portables ainsi qu’environ 318 000 rands en espèces ont été saisis lors de l’opération. Les suspects béninois demeurent en détention provisoire, le temps des vérifications en cours.
L’affaire a été renvoyée au 29 avril 2026 pour l’examen d’une demande de mise en liberté sous caution.
Par ailleurs, les autorités nigériennes, par la voix du ministre des Affaires étrangères Bakary Yaou Sangaré, ont indiqué que l’intéressé est détenteur d’un passeport diplomatique nigérien.
Le procureur spécial béninois a précisé que la procédure d’extradition s’inscrit dans un cadre judiciaire encadré par des conventions internationales, ajoutant que l’évolution du dossier fera l’objet de communications ultérieures.

