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Crise d’Ormuz : « fracture » au sein du régime iranien

Crise d’Ormuz : « fracture » au sein du régime iranienGazeti africa 55
19 avril 2026
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SANA, Dimanche 19 Avril 2026

Washington, (SANA) Le journal américain « The Wall Street Journal » a indiqué que la gestion de la crise du détroit d’Ormuz a révélé l’existence d’une “fracture” entre les dirigeants politiques, d’une part, et les militaires, surtout les Gardiens de la révolution, de l’autre, qui ont renforcé leur influence au sein de la structure du pouvoir depuis le début du conflit israélo-américain fin février dernier.

Le journal américain a souligné dans un article que le revirement soudain de l’Iran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz avait compliqué la conclusion d’un accord mettant fin définitive à la guerre.

Le journal expliquait que, le lendemain de l’annonce de l’ouverture du détroit par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, les Gardiens de la révolution iraniens avaient ouvert le feu samedi pour la première fois depuis le début du cessez-le-feu sur au moins deux navires marchands dans le Golfe, et diffusé des messages d’avertissement aux marins indiquant que le détroit d’Ormuz est encore fermé, contraignant ainsi les navires qui tentaient de le traverser à faire demi-tour.

Les difficultés dans le traitement avec le régime iranien 

 Selon le journal, cette expression publique de division indique des difficultés à venir dans le traitement avec le régime iranien. « Alors que les médiateurs affirment que les États‑Unis et l’Iran ont montré une certaine souplesse dans les discussions et que le président américain Donald Trump fait état d’un accord proche, les événements ultérieurs concernant le détroit montrent que la partie favorable à une désescalade pourrait ne pas bénéficier du soutien total des militaires iraniens qui ont récemment renforcé leur emprise sur le pouvoir », a fait savoir le journal.

 Des divergences évidentes

Le journal a souligné que l’annonce faite par le vice‑ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, concernant la réouverture du détroit d’Ormuz avant‑hier vendredi, était une tentative de montrer une ouverture à un règlement à un moment crucial des négociations, alors que la fin du cessez‑le‑feu de deux semaines annoncé par Donald Trump approchait. »

Cette annonce a entraîné une baisse des prix du pétrole et a rapidement été saluée par Donald Trump sur les réseaux sociaux. Mais quelques heures plus tard, une personne s’identifiant comme membre de la marine relevant du Corps des Gardiens de la Révolution islamique a diffusé un message via la radio maritime affirmant que le détroit est toujours fermé et que les navires devraient obtenir son autorisation pour y passer.

Parallèlement, l’agence de presse Tasnim, appartenant aux Gardiens de la révolution, a vivement critiqué Araghchi pour avoir annoncé d’Ormuz sur les réseaux sociaux l’ouverture du détroit, déclarant : « Le ministère des Affaires étrangères devrait reconsidérer ce type de communication ». Le député conservateur influent  Morteza Mahmoudi, est allé jusqu’à réclamer la démission d’Araghchi, affirmant que sa déclaration « avait contribué à la chute des prix du pétrole et fait un cadeau aux États-Unis. »

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