APA, Dimanche 5 Avril 2026
Le ministère égyptien de l’Electricité et des Energies renouvelables a décidé d’appliquer des hausses tarifaires sur l’électricité, allant jusqu’à 20 % pour les tranches de consommation supérieures ainsi que pour le secteur commercial, à compter d’avril 2026.
« En raison de la grave crise énergétique mondiale actuelle, exacerbée par le conflit en cours dans la région du Golfe, le ministère a été contraint à prendre la décision d’augmenter les tarifs de l’électricité pour certaines tranches de consommation, tant commerciales que résidentielles, à compter d’avril prochain, », indique un communiqué du ministère, samedi 4 avril.
Le ministère ajoute que « 86 % des consommateurs sont exemptés de cette augmentation » et que les tarifs actuels ont été maintenu pour toutes les tranches de consommation jusqu’à 2 000 kilowattheures (kWh) par mois.
« L’augmentation pour cette tranche et les suivantes sera en moyenne de seulement 16 % », poursuit la même source notant que le tarif passera de 2,33 à 2,58 livres par kWh.
Selon les médias locaux, la tarification liée aux nouveaux compteurs prépayés (contre les compteurs traditionnels à abonnement) subit une augmentation plus marquée de 28 %, le tarif unitaire s’élevant désormais à 2,74 livres, contre 2,14 livres précédemment. Une augmentation qui n’a pas été clarifiée par le ministère.
Concernant le secteur commercial, les tarifs ont augmenté « dans tous les segments, d’environ 20 % en moyenne ».
« L’Egypte accuse un déficit annuel de près de 500 milliards de livres (environ 10 milliards de dollars) dans le secteur de l’électricité, en raison de la vente d’énergie à un prix inférieur à son coût de production réel », avait déclaré le président Abdel Fattah Al-Sissi en mars dernier.
Il a ajouté que l’Etat consomme annuellement environ 20 milliards de dollars de produits pétroliers, tout en soulignant que la majeure partie de cette enveloppe est destinée à l’alimentation des centrales électriques et énergétiques, et non uniquement au secteur automobile.
Ces ajustements s’inscrivent dans une politique de réduction des subventions énergétiques entamée ces derniers mois. La précédente révision tarifaire d’août 2024 avait déjà lourdement impacté les plus gros consommateurs.

