Un plan attribué à Massad Boulos, conseiller pour l’Afrique du président américain Donald Trump, évoque la possibilité d’un accord politique entre les deux principaux pôles du pouvoir libyen, le maréchal Khalifa Haftar et le Premier ministre Abdelhamid Dabaiba, sans passer par l’organisation d’élections.
Selon des informations relayées par plusieurs sources proches du dossier libyen, un schéma d’alliance entre les leaders libyens Khalifa Haftar et Abdelhamid Dabaiba viserait à mettre fin à la fragmentation institutionnelle qui paralyse le pays depuis plusieurs années. L’idée centrale consisterait à instaurer un arrangement politique permettant le maintien des deux camps au pouvoir, dans le cadre d’un gouvernement réunifié chargé de stabiliser les institutions.
Dans cette configuration, Khalifa Haftar conserverait un rôle central dans l’appareil sécuritaire et militaire, tandis qu’Abdelhamid Dabaiba resterait à la tête de l’exécutif civil. Le projet évoque un partage des fonctions au sein d’un nouvel exécutif censé intégrer les principales forces politiques et territoriales du pays.
L’une des particularités de cette proposition serait l’absence de calendrier électoral contraignant. Le mandat du gouvernement réunifié ne serait pas conditionné à l’organisation rapide d’élections présidentielles ou législatives, une question qui bloque depuis des années les tentatives de transition politique en Libye.
Pour ses promoteurs, un tel arrangement pourrait constituer une solution pragmatique afin de stabiliser le pays et de relancer le fonctionnement des institutions, dans un contexte marqué par la rivalité entre gouvernements concurrents et par l’influence persistante de groupes armés.
Cependant, un accord de ce type pourrait également susciter des critiques au sein de la classe politique libyenne et de certaines chancelleries internationales, qui considèrent que la légitimité durable des institutions ne peut être garantie qu’à travers un processus électoral reconnu.
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