il y a 2 semaines 4 min de lecture

Guerre contre l’Iran : le président Al-Sissi présente devant l’Union européenne la vision égyptienne pour sortir de la crise

Guerre contre l’Iran : le président Al-Sissi présente devant l’Union européenne la vision égyptienne pour sortir de la criseGazeti africa 55
9 mars 2026
Partager : Fb X In
Ahraminfo , Lundi, 09 mars 2026

Le Chef de l’Etat égyptien a affirmé que l’Egypte poursuivra ses efforts de concert avec l’ensemble des Etats et des parties concernées afin de contenir cette escalade, dans son allocution lors d’une réunion d’urgence de l’Union européenne.

Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a expliqué la vision de l’Egypte basée sur quatre piliers pour sortir de la crise actuelle au Moyen-Orient dont l’impact est global, lors d’une réunion d’urgence de l’Union européenne, tenue par visioconférence lundi 9 mars, selon un communiqué de la présidence.

Ce sommet intervient au dixième jour des hostilités au Moyen-Orient, déclenchées par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran le 28 février.

La stratégie égyptienne, présentée par le chef de l’Etat, repose sur quatre fondements à savoir : 

  • L’arrêt immédiat des aggressions contre les pays arabes en affirmant que « la sécurité nationale des pays arabes est indissociable de la sécurité nationale égyptienne ».
  • Privilégier le dialogue, soutenir la voie diplomatique et s’attacher au principe du règlement pacifique des conflits, seul choix judicieux pour instaurer la stabilité et la sécurité tant recherchées.
  • La prise de conscience collective quant à la gravité des répercussions économiques liées à l’escalade actuelle qui menace la sécurité énergétique et perturbe les chaînes d’approvisionnement ainsi que le commerce mondial.
  • Le rôle prépondérant de l’UE dans le règlement pacifique des questions régionales et internationales, notamment la crise actuelle.

« L’échec de la communauté internationale à résoudre cette crise par des voies pacifiques représente un péril imminent pour l’ordre mondial, ses institutions et sa capacité à gérer les crises », a indiqué Al-Sissi.

Selon lui, une telle défaillance érode la confiance des États, particulièrement des pays en développement, envers un système international fondé sur des règles.

Il a réaffirmé l’attachement de l’Egypte à la centralité de l’ordre mondial et sa confiance dans la capacité des institutions internationales à exercer leur rôle fondamental dans le règlement des différends.

« L’Egypte restera indéfectiblement attachée aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations Unies, notamment le respect de la souveraineté des Etats, la non-ingérence dans leurs affaires intérieures et le non-recours à la force », a-t-il indiqué.

Les développements au Liban et en Syrie

Lors son discours, le président Al-Sissi a réaffirmé la nécessité de soutenir le Liban et d’éviter toute incursion israélienne dans son territoire.

« Il est primordial de soutenir cet Etat et de préserver sa stabilité face aux défis majeurs auxquels il est confronté », a-t-il indiqué.

Selon lui, il est crucial de soutenir les orientations positives du Président Aoun dans ses efforts visant à désarmer le Hezbollah et de maintenir la stabilité du pays.

Dans la même optique, il a souligné la nécessité de préserver la stabilité et de ne tolérer aucune atteinte au territoire syrien.

Régime non sélectif de non-prolifération nucléaire

Le président Al-Sissi a affirmé que l’Egypte poursuivra ses efforts pour revenir à table des négociations en rappelant une première médiation pour arriver à « l’Accord du Caire » entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le 9 septembre 2025.

« L’Egypte a, dès le début, mis en garde contre le danger du maintien des crises au Moyen-Orient en l’absence de solutions politiques et pacifiques durables, y compris en ce qui concerne la prolifération nucléaire », a indiqué Al-Sissi.

Et d’ajouter : « Nous avons maintes fois appelé, au fil des années et dans toutes les instances internationales, à la création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient. Nous prônons une mise en œuvre intégrale et non sélective du régime de non-prolifération, conformément à la légalité internationale, afin d’épargner à la région une course aux armements et des escalades militaires répétées ».

Malgré les traités internationaux sur la non-prolifération nucléaire, Israël demeure la seule puissance de la région à détenir un arsenal atomique. Cette situation alimente les tensions avec l’Iran, dont le programme nucléaire est au cœur d’une crise diplomatique et militaire sans précédent. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *