Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a posé ses valises à Addis-Abeba pour prendre part à la 39e session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, ouverte ce samedi 14 février. Accueilli avec les honneurs protocolaires aux côtés de son épouse, le chef de l’État gabonais entend inscrire la voix du Gabon au cœur des débats continentaux, dans un contexte diplomatique jugé porteur après l’élection récente du pays au Conseil de paix et de sécurité.
À l’aéroport international de Bole, l’arrivée du couple présidentiel a pris des allures de tableau solennel, rythmé par les honneurs militaires et la présence d’une délégation gabonaise mobilisée. Cette scénographie officielle traduit l’importance stratégique accordée par Libreville à ce rendez-vous panafricain, véritable carrefour où se croisent intérêts, visions et équilibres de pouvoir.
Durant trois jours, l’agenda du président s’annonce dense. Sessions plénières, concertations ciblées et échanges de couloir jalonneront un sommet placé sous le signe des urgences africaines. Sécurité régionale fragilisée, développement économique inclusif, intégration continentale et gouvernance des ressources figurent parmi les dossiers majeurs inscrits à l’ordre du jour 2026.
Au-delà des discours formels, la diplomatie gabonaise mise sur les rencontres bilatérales, souvent comparées aux veines souterraines d’un sommet, où se nouent les partenariats durables. Libreville souhaite y renforcer ses coopérations, tout en défendant une Afrique plus solidaire, capable de transformer ses vulnérabilités en leviers de souveraineté collective.
La présence d’Oligui Nguema à Addis-Abeba s’inscrit dans une dynamique d’affirmation internationale du Gabon post-transition. Pour les autorités, ce sommet constitue une vitrine diplomatique, destinée à démontrer la stabilité retrouvée du pays et son ambition de peser davantage dans les équilibres continentaux.
La rencontre devrait également être marquée par la passation de la présidence tournante de l’Union africaine à Évariste Ndayishimiye. Cette transition institutionnelle intervient dans un climat tendu, entre crises politiques persistantes et menaces sécuritaires accrues.
Pour le Gabon, récemment élu au Conseil de paix et de sécurité, cette 39e conférence fait figure de baptême du feu. Le pays est désormais appelé à assumer un rôle actif dans la recherche de solutions africaines aux défis africains, communs et durables.
Avec Gabon Mail Infos

