il y a 3 semaines 2 min de lecture

Belgique : quatre personnes soupçonnées de crimes contre l’humanité au Cameroun arrêtées à Anvers et Londerzeel

Belgique : quatre personnes soupçonnées de crimes contre l’humanité au Cameroun arrêtées à Anvers et LonderzeelGazeti africa 55
5 mars 2026
Partager : Fb X In

Dimanche 1er mars, quatre personnes ont été arrêtées et trois placées en détention provisoire en Belgique. Elles sont soupçonnées de crimes contre l’humanité et crimes de guerre dans le cadre du conflit qui oppose séparatistes et forces de sécurité au Cameroun.

Quatre personnes ont été arrêtées dans le cadre d’une enquête menée en Belgique sur des soupçons de crimes contre l’humanité et crimes de guerre ciblant un groupe armé séparatiste camerounais, a annoncé mardi le parquet fédéral belge.

L’enquête, menée en collaboration avec la Norvège et les États-Unis notamment, cible les Forces de défense de l’Ambazonie (ADF) qui luttent pour la sécession d’un territoire anglophone de l’ouest du Cameroun, théâtre, depuis 2016, d’un conflit sanglant entre séparatistes et forces de sécurité qui a causé la mort d’au moins 6 000 civils selon Human Rights Watch.

Selon le parquet belge, un certain nombre de personnes résidant en Belgique sont soupçonnées de faire partie de la direction de ce groupe armé, pour lequel elles récolteraient de l’argent. « Depuis la Belgique, des fonds seraient collectés pour l’achat d’armes et de munitions » servant ensuite à « des attaques et des liquidations au Cameroun », précise le parquet fédéral dans un communiqué.

Les arrestations ont eu lieu dimanche lors de perquisitions menées simultanément à Anvers et à Londerzeel, au nord de Bruxelles.

Un conflit mené depuis la répression de 2016

Les régions occidentales anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest faisaient partie de l’ancien Cameroun britannique, né après le partage du Kamerun allemand entre la France et le Royaume-Uni à la fin de la Première guerre mondiale. Elles ont choisi en 1961 de rejoindre le Cameroun nouvellement indépendant, une autre partie du Cameroun britannique ayant choisi d’être rattachée au Nigeria.

En 2016, le conflit a éclaté après la sanglante répression par le gouvernement camerounais de Paul Biya, président depuis 1982, de manifestations dans ces deux régions dont une partie de la population s’estime marginalisée.

Source : La Voix du Nord

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *