Ahraminfo , Mercredi, 25 février 2026
Le ministre des Affaires étrangères a ordonné un suivi étroit avec les autorités concernées afin de coordonner les opérations de recherche visant à retrouver les 18 Egyptiens portés disparus, ainsi que les démarches de rapatriement des dépouilles des trois victimes décédées. L’embarcation transportait au total 51 migrants en situation irrégulière.
Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Expatriés égyptiens a expliqué suivre de près les opérations de recherche concernant le naufrage d’une embarcation qui transportait 51 migrants irréguliers, dont 21 Egyptiens, selon un communiqué publié mercredi 25 février.
Parmi les citoyens égyptiens, 18 sont portés disparus et 3 sont décédés. L’embarcation avait pris le large le 21 février depuis les côtés d’un pays voisin en direction de la Grèce.
Le chef de la diplomatie, Badr Abdelatty, a enjoint à l’ambassade égyptienne à Athènes d’intensifier ses contacts avec les autorités grecques compétentes. Non seulement pour « suivre de près les opérations de recherche des personnes portées disparues », mais également pour « finaliser les démarches administratives requises pour le rapatriement des corps des migrants égyptiens décédés vers l’Egypte ».
Le ministère des Affaires étrangères a exprimé ses condoléances aux familles endeuillées et appelé les citoyens à faire preuve d’un maximum de vigilance, à ne pas traiter avec les passeurs et à éviter, à tout prix, de voyager par des voies illégales quels que soient leurs motifs, selon le communiqué.
Le dernier incident du genre date du 16 décembre 2025. Il avait interpellé par l’âge des 14 victimes égyptiennes qui avaient entre 13 et 18 ans.
Ces dernières années, l’Egypte a renforcé ses efforts pour lutter contre la migration irrégulière, en combinant mesures sécuritaires et coopération internationale. Le gouvernement a adopté en 2016 une loi spécifique criminalisant le trafic de migrants et renforçant les sanctions contre les passeurs, avec un intérêt particulier pour la protection des personnes migrantes.
Les autorités égyptiennes collaborent étroitement avec l’Union européenne et d’autres partenaires internationaux afin de mieux contrôler les frontières, notamment sur les côtes méditerranéennes.
Par ailleurs, l’Egypte développe des programmes de sensibilisation et des initiatives économiques visant à réduire les facteurs qui poussent certains jeunes à tenter des traversées dangereuses vers l’Europe.

