Ahraminfo , Lundi, 23 février 2026
14 millions de citoyens résident à l’étranger selon le ministère de l’Émigration. Leurs transferts constituent désormais la première ressource de l’État en devises étrangères, devant les revenus du tourisme et du Canal de Suez.
La Banque Centrale d’Egypte (BCE) a annoncé, lundi 23 février, que les transferts de fonds des expatriés ont atteint 41,5 milliards de dollars en 2025 contre 29,6 milliards de dollars en 2024, soit une hausse exceptionnelle de 40,5 % sur un an.
« Le seul mois de décembre 2025 a vu un nouveau record mensuel avec 4 milliards de dollars injectés dans l’économie, contre 3,2 milliards en décembre 2024 », selon le communiqué de la BCE.
14 millions de citoyens résident à l’étranger selon le ministère de l’Émigration. Ces apports constituent désormais la première ressource de l’État en devises étrangères, devant les revenus du tourisme et du Canal de Suez.
Parallèlement, le Centre médiatique du Conseil des ministres a rapporté lundi que les réserves internationales ont atteint un niveau sans précédent de 52,6 milliards de dollars en janvier 2026, contre 51,5 milliards le mois précédent.
Cette solidité financière est accompagnée d’une réduction de 25,9 % du déficit du compte courant, qui s’établit à 15,4 milliards de dollars pour l’exercice 2024/2025 contre 20,8 milliards de dollars lors de l’exercice 2023/2024.
Cette performance est portée par la forte reprise des autres sources de devises. Les revenus du tourisme ont progressé de 16,3 %, atteignant 16,7 milliards de dollars, contre 14,4 milliards de dollars en 2023/2024.
De leur côté, les exportations ont bondi de 15,6 % pour atteindre 47,5 milliards de dollars sur les onze premiers mois de 2025 (janvier-novembre), contre 41,1 milliards de dollars pour la même période en 2024, selon les données de l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS).
Une trajectoire positive de l’économie
Ce redressement spectaculaire des flux financiers fait suite aux réformes structurelles engagées en mars 2024.
La décision de laisser fluctuer le taux de change et la hausse des taux d’intérêt ont permis de réintégrer ces capitaux dans le circuit bancaire officiel.
Les transferts avaient fortement chuté au début de l’année 2024 en raison de l’écart massif entre le taux officiel (environ 31 livres pour un dollar) et le marché parallèle.
Lundi 23 février, le dollar s’échange à 47,8 livres, maintenant la monnaie nationale sous la barre des 50 livres pour le huitième mois consécutif. Cette stabilité monétaire renforce la confiance des investisseurs et des épargnants.
La trajectoire positive de l’économie égyptienne se traduit également par une amélioration de la confiance internationale.
La solidité retrouvée du secteur extérieur a suscité les éloges du Fonds monétaire international (FMI), qui souligne la force conjuguée des transferts de fonds et des exportations non pétrolières.
L’agence de notation Fitch prévoit également une poursuite de cette tendance positive.
L’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a récemment relevé la note de crédit de l’Egypte de « B- » à « B », assortie d’une perspective stable.
C’est la première fois en sept ans que l’agence revoit sa notation à la hausse, soulignant le succès des réformes monétaires et prédisant une poursuite de cette dynamique de croissance pour l’année à venir.

