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Nigéria : Le ministre des Finances pointe le service de la dette

Nigéria : Le ministre des Finances pointe le service de la detteGazeti africa 55
21 février 2026
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Le ministre nigérian des Finances et ministre coordonnateur de l’Économie, Wale Edun, a averti qu’environ 50 % des pays à faible revenu s’approchent d’une situation de surendettement et nécessitent des mesures urgentes.

S’exprimant jeudi à Abuja, lors de la réunion technique en cours des membres du Groupe des 24 (G-24), le ministre nigérian des Finances Wale Edun a indiqué que le service de la dette est devenu un fardeau majeur pour de nombreux pays du Sud global (pays en développement).

Selon lui, les paiements annuels totaux au titre du service de la dette effectués par les pays débiteurs du Sud global dépassent largement les flux combinés de l’aide publique au développement et des investissements directs étrangers en provenance des pays du Nord.

« Cette rencontre offre l’occasion de redéfinir la trajectoire de développement du Sud global à un moment où les risques mondiaux convergent plus rapidement que la capacité des institutions à y répondre », a-t-il déclaré.

M. Edun a également souligné qu’environ 25 % des économies émergentes et en développement ont perdu l’accès aux marchés internationaux de capitaux, rendant plus indispensable que jamais la mobilisation accrue des ressources internes.

Dans son intervention, le gouverneur de la Banque centrale du Nigéria (CBN), Olayemi Cardoso, a pour sa part estimé que les paiements transfrontaliers entre les pays membres du G-24 demeurent excessivement coûteux et lents.

« Aujourd’hui, les paiements transfrontaliers restent trop lents, trop coûteux et trop fragmentés, en particulier pour les économies en développement. Avec des corridors mondiaux de transferts de fonds affichant des coûts supérieurs à 6 %, des délais de règlement de plusieurs jours et des exigences de conformité qui excluent les micro, petites et moyennes entreprises (MPME), des millions de personnes restent à l’écart des opportunités mondiales », a-t-il déclaré.

Il a appelé à des mesures immédiates pour relever ces défis à travers une modernisation numérique susceptible d’accélérer et de réduire le coût de ces transactions.

M. Cardoso a précisé que son discours liminaire, intitulé « Paiements transfrontaliers numériques, finance mondiale et transformation économique – opportunités et risques », ne constituait pas seulement un débat technique, mais une priorité fondamentale de développement pour les pays du G-24.

Il a salué l’engagement de M. Edun, également président du G-24, pour avoir défini une vision axée sur la modernisation de la finance mondiale, le renforcement des capacités nationales et la garantie que la transition numérique devienne un vecteur de prospérité partagée.

« Ces priorités font écho au mandat des banques centrales à travers les pays du G-24 », a-t-il ajouté.

Selon lui, les paiements transfrontaliers sont en passe de devenir l’épine dorsale du système monétaire et financier international. Pour les économies du G-24, les inefficacités persistantes se traduisent par des coûts de transferts de fonds élevés, des transactions de change onéreuses, des processus de règlement fragmentés et des obstacles à la participation des MPME au commerce international.

« L’amélioration des paiements transfrontaliers n’est donc pas qu’une réforme technique, mais une priorité macroéconomique et de développement. Les canaux par lesquels circulent les capitaux, les transferts de fonds et les flux commerciaux constituent désormais un pilier essentiel de l’architecture de stabilité financière mondiale », a-t-il conclu.

GIK/lb/Sf/APA

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