Le président Cyril Ramaphosa a réaffirmé jeudi avec force l’indépendance de la politique étrangère sud-africaine, déclarant la souveraineté du pays « non négociable » lors de son discours sur l’Etat de la nation au Cap.
M. Ramaphosa a déclaré que l’Afrique du Sud « ne se laissera intimider par aucun autre pays ».
« Dans un monde où les nations puissantes affirment souvent leur domination et leur influence sur les États moins puissants, l’attachement de notre pays à la souveraineté et à l’autodétermination est sacré. Il n’est pas négociable », a-t-il affirmé.
« Nous défendrons fermement notre souveraineté et promouvrons nos intérêts nationaux, nos valeurs et les droits de notre peuple. Nous sommes clairs sur le fait que nous continuerons à respecter les droits et la souveraineté des autres nations, mais nous devons être tout aussi clairs sur le fait que nous ne nous laisserons intimider par aucun autre pays », a-t-il ajouté.
Ces propos interviennent dans un contexte de relations de plus en plus tendues avec les Etats-Unis. Les tensions se sont exacerbées en raison
de la position non alignée de Prétoria sur les conflits internationaux, de son appartenance aux BRICS et des accusations de Washington – maintes fois démenties par l’Afrique du Sud – selon lesquelles un génocide blanc aurait lieu dans ce pays africain.
Les Etats-Unis ont également critiqué la position diplomatique de l’Afrique du Sud sur Gaza et sa décision de porter plainte contre Israël pour génocide devant la Cour internationale de justice (CIJ), des initiatives qui ont creusé le fossé politique entre les deux pays.
Avec APA

