Le président somalien Hassan Sheikh Mohamud a annoncé son intention de briguer un troisième mandat, estimant que ses deux précédents passages à la tête de l’État n’étaient pas consécutifs.
Âgé de 70 ans, le président somalien Hassan Sheikh Mohamud a été élu pour la première fois en 2012, avant de retrouver la présidence en 2022, à l’issue d’une interruption de cinq ans.
« La Constitution ne m’interdit pas de me représenter. Elle empêche uniquement un président d’exercer deux mandats consécutifs. J’ai été élu à deux reprises, mais pas de manière successive », a-t-il déclaré, cité par des médias au cours du week-end.
Des analystes créditent le chef de l’État d’« améliorations notables » de la situation sécuritaire à Mogadiscio depuis son retour au pouvoir, des progrès qui ont favorisé l’extension des zones commerciales et une amélioration plus large de l’activité économique.
La Commission électorale somalienne se prépare à organiser des élections cette année, au cours desquelles les électeurs voteront au suffrage direct, un mode de scrutin inédit dans le pays depuis un demi-siècle.
Selon le président, sa nouvelle candidature s’inscrirait dans le cadre d’une Constitution révisée et d’un système politique multipartite, que le gouvernement présente comme une rupture avec le modèle électoral traditionnel fondé sur les clans.
Les figures de l’opposition accusent toutefois M. Mohamud d’instrumentaliser le processus de révision constitutionnelle afin de consolider son pouvoir et, potentiellement, de prolonger son maintien à la tête de l’État.
Les amendements constitutionnels sont actuellement examinés par la direction du Parlement, dans un climat marqué par des boycotts et des manifestations de députés de l’opposition, qui dénoncent un processus dépourvu de consensus et de transparence.
AVEC APA ET GAZETI AFRICA55

