La députée élue dans le district de Fianarantsoa, Marie Michelle Sahondrarimalala, est toujours placée en garde à vue à la Brigade criminelle de la Police nationale à Anosy, cinq jours après son arrestation. Selon une source judiciaire, l’élue ferait l’objet de poursuites devant la Haute Cour de justice (HCJ). Elle serait soupçonnée d’être impliquée dans une affaire remontant à la période où elle occupait le poste de ministre de l’Éducation nationale. La même source n’a toutefois pas souhaité préciser la nature du dossier ni les chefs d’accusation retenus contre l’ancienne ministre, l’affaire étant encore en phase d’instruction.
Lundi, des députés issus du groupe parlementaire Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar), auquel appartient Marie Michelle Sahondrarimalala, ont dénoncé un vice de procédure dans cette poursuite. Le chef de l’opposition à l’Assemblée nationale, Philobert Milavonjy, a notamment insisté sur le respect strict des textes en vigueur.
Selon lui, la loi régissant la Haute Cour de justice prévoit que toute poursuite visant un ancien membre du gouvernement doit d’abord faire l’objet d’une transmission du dossier à l’Assemblée nationale. Celle-ci doit ensuite se prononcer par un vote sur une proposition de mise en accusation avant l’engagement de toute procédure judiciaire. Une étape qui, selon ces élus, n’aurait pas été respectée dans le cas de Marie Michelle Sahondrarimalala, arrêtée dimanche dernier.
Avec L’Express de Madagascar et Gazeti Africa55

