Avec France Inter
Le président américain a déclaré, lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago, samedi 3 janvier, que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela pendant la transition politique après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro.
Donald Trump a affirmé, samedi 3 janvier, que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique « sûre » puisse avoir lieu, après l’opération américaine de capture de Nicolas Maduro. Le président vénézuélien a été enlevé et exfiltré par l’armée américaine au cours d’une vaste intervention, accompagnée de frappes sur la capitale, Caracas, qui a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi. « Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse », a déclaré le président américain lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago en Floride, ajoutant que les États-Unis étaient prêts à lancer « une seconde attaque plus importante si besoin ». Les forces armées américaines ainsi que leurs navires vont rester en place dans la région le temps de la transition.
Juste avant sa conférence de presse, le président américain a publié, sur son réseau TruthSocial, une photo de Nicolas Maduro debout, en survêtement gris, les yeux bandé et les main liées, accompagnée de la légende : « Nicolas Maduro à bord de l’USS Iwo Jima », un navire d’assaut amphibie américain. Pendant la conférence, le chef d’État a précisé que son homologue vénézuélien se trouvait « entre Miami et New York ». C’est là qu’il doit être inculpé, avec son épouse Cilia Flores, notamment pour « narcoterrorisme ».
La capture de Nicolas Maduro est l’« une des opérations les plus magnifiques de l’histoire de notre pays », « un assaut spectaculaire, un assaut inédit depuis la Seconde Guerre mondiale », a salué Donald Trump. D’après lui, Caracas a été plongé dans l’obscurité pour permettre aux forces américaines d’atteindre « la forteresse présidentielle, où se retranchait Maduro ». L’opération a mobilisé « 150 appareils aériens », selon le chef d’état-major américain Dan Caine. « Cette opération, baptisée Absolute Resolve (détermination absolue, NDLR) discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement », a également déclaré Dan Caine.
Des compagnies pétrolières américaines vont s’emparer du pétrole vénézuélien
Donald Trump a également affirmé, lors de sa prise de parole, qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves massives de pétrole brut du pays. « Nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures gravement endommagées, les infrastructures pétrolières, et commencer à générer des revenus pour le pays », a assuré le président américain qui maintient l’embargo américain sur le pétrole vénézuélien.
Avec cette attaque contre le Venezuela et la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump a précisé renouer avec la doctrine Monroe, du nom du cinquième président des États-Unis, James Monroe. Cette doctrine de politique étrangère des États-Unis, qui condamnait à l’origine toute intervention européenne dans les affaires du continent américain, sert de justification aux interventions américaines contre des puissances étrangères jugées menaçantes. « Nous allons réaffirmer le pouvoir américain d’une manière très puissante dans notre région du monde », a asséné Donald Trump.

